La pub “féministe”

Les pubs ont un pouvoir extraordinaire, leur raison de vivre, c’est quelque part de nous insinuer l’envie d’acheter mais parfois elles peuvent aller plus loin et insinuer une certaine représentation de la société.

Yo Marion,

On en parlait hier, des stéréotypes de genre et de la manière dont la société, le système les produit, les reproduit, les perpétue ou bien parfois les transforme, les modifie, les contre. Comme souvent, le monde de la publicité est un des fleurons de cette histoire, et parfois, bien qu’instinctivement dégouté par ces publicités qui utilise l’intelligence et les émotions au service d’objectifs bassement mercantiles, il faut admettre que certaines pubs ont le don de te transpercer par leur sensibilité, leur justesse et leur “vision”. Les 3 publicités dont je te parlais hier sont de celles-là.

Chacune des 3 pubs de cette série a résonné en moi (en gros, j’ai pleuré en les regardant quoi). Il y a toujours quelque chose de bouleversant dans l’attachement quasiment infini et animal entre un enfant et ses parents et ces trois vidéos arrivent à l’illustrer avec force et finesse.

Par contre, il y a quelque chose qui me “gêne”, qui m’interpelle dans la version de 2012

qui s’estompe dans la version de 2014

pour finir par tout à fait disparaître dans celle de 2016:

Ça ne m’étonnerait pas que P&G ait pris une grosse grêle, et à raison, de la part de féministes de tout crin après la version de 2012. Dans cette version, la maman, certes génitrice d’un-e petit-e champion-ne, est réduite et cantonnée à un rôle bien précis, rôle qui pourrait être noble s’il n’était pas “contraint”. Dans cette version, il est évident que ces mères font exclusivement ce que la société d’hier (et hélas un peu toujours d’aujourd’hui) a bien voulu leur laisser faire: laver le linge, changer les couches et à la limite, quand le bobo est pas trop compliqué, à appliquer un pansement.

Et petit à petit, dans la version de 2014, puis encore plus dans celle de 2016, la mère de la championne ou du champion incarne quelque chose de plus fort, de plus rassurant, de plus … “masculin” au final, au sens où la société défini “masculin” justement...

Dans l’édition de 2016, on sent vraiment que la mère, dans toutes les situations incarne pour son enfant, une ancre sur laquelle il peut s’appuyer à tout moment et pas seulement une cuisinière qui prépare le “ptit déj du champion”, ce qui est non seulement une image plus valorisante mais aussi et surtout une image plus fidèle de ce que représentent les mères pour beaucoup d’entre nous.

Pace é Salute,

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