Et si on crée des Ebolas du progrès?

Toujours à l’ombre des platanes, toujours au kiosque MiO, la soirée ne pouvait pas être gâchée et ce même par une dramatique pénurie de bobuns. C’est pas tous les jours qu’avec ma sœur, on déguste les mets de nos ancêtres en parlant de neveux, de nièces, de maladies, d’amour et d’un auteur sorti de mon radar depuis des années et qui pourtant, comme me le rappelait ma sœur, continue d’écrire et de diffuser des idées passionnantes.

Salut Fabienne,

Dans tous les scénarios dont je parlais dans le dernier article (lien externe), il y aura différentes versions, celles qu’on appelle de nos vœux (tu sais, les versions avec de l’altruisme, de la compassion, du partage, de l’amitié, du lien, des bisounours, des fleurs, de la drogue, des orgies …. oulà, je m’égare) et celles qu’on préférerait laisser bien au fond des cartons. On aura donc une sorte de bataille épique entre les forces du bien et les forces du mal. Alors oui, ça fait un peu manichéen sur les bords de dire ça comme ça mais:

1. Ça fait toujours plaisir de se dire que la vie, c’est un peu comme Star Wars

2. Et en fait, quand on y réfléchit un poil, là où on se trompe souvent, ce n’est pas lorsqu’on dit qu’il y a une baston entre le bien et le mal, c’est plutôt lorsqu’on prétend que des gens sont tout « bons » et d’autres tout « mauvais » alors que le plus gros et beau des combats oppose certes ces deux forces mais a lieu en chacun de nous. Star Wars (encore lui) l’a magnifiquement illustré dans cette scène légendaire où Luke commence par crapahuter avec un petit singe vert sur le dos dans une forêt inenchanteresse au possible pour finir par « se » combattre … contre lui-même:

Idéalement, il faudrait qu’on écrase et qu’on annihile complètement en chacun de nous ce côté sombre de la force (côté sombre que la société cristallise) mais en attendant d’atteindre ce Graal, tentons déjà de faire en sorte que le côté « clair » continue de peser dans la balance et continue d’éclairer notre destin collectif. Dans ce combat titanesque, le désenchantement, la désillusion et le désespoir sont une maladie qui nous guette et nous ronge. La posture de « c’est foutu » se répand telle une macronade dans un pays sans projet. Le contexte et des articles comme le dernier article (lien externe) d’UsbekEtRica mettent bien la main à la pâte de cette désespérance chronique.

C’est le côté « exponentiel » des problèmes qui nous paralyse. Comment se battre contre ces courbes qui ne sont pas tenables et qui explosent de toute part?

Ce qu’on oublie parfois, ce qu’on a du mal à appréhender souvent, c’est que l’exponentialité, la viralité n’appartiennent à aucun « camp ». Les bonnes solutions, quand viennent leur heure explosent tout aussi bien, la viralité n’est pas l’apanage des problèmes. Les solutions elles aussi peuvent être terriblement infectieuses et exploser pour dessiner des exponentielles qu’on trouvera, pour le coup, « merveilleuses »!

Il y a ce conférencier (lien externe) qui illustre brillamment la viralité du changement lorsque vient son heure avec l’exemple de la vitesse du remplacement des calèches équido-tractées par des voitures à moteur. Il se sert de ces deux photos de la cinquième avenue, une en 1900 et l’autre en 1913, il a suffit de 13 minuscules années pour qu’un changement aussi radical ait lieu (13 ans, c’est la fraction de seconde qui nous sépare du premier épisode de HIMYM (lien externe)). Cherchez la voiture dans la photo de gauche et les chevaux dans celle de droite:

Comment faire en sorte que le côté clair de la force soit plus viral que le côté obscur ?

Il y a ce livre de ce fameux auteur Malcom Gladwell (lien externe), dont on parlait « the tipping point » (le point de bascule) qui théorise la viralité d’une idée justement, viralité qui suivrait d’après lui, 3 lois fondamentales :

- La loi du « peu de gens » : 80% du travail de diffusion d’une idée trouve sa source dans l’implication de 20% des personnes qui transmettront l’idée à un moment ou à un autre (une énième déclinaison du principe de Pareto (lien externe)), ces personnes sur-impliquées dans la diffusion appartiennent à 3 catégories ou bien peuvent être évaluées à l’aune des trois critères suivants :

L’adhérence de l’idée : Est-ce que l’idée marque, attire naturellement les gens? Par exemple, l’adhérence d’une idée comme la décroissance est, à mon avis, faible voire carrément négative. De la même manière qu’on a du mal à donner envie à un enfant de grandir en lui disant

“Tu sais quoi? A chaque jour qui passe, tu grandis et tu te rapproches de la mort d’une journée, génial hein?”

On rencontre aussi quelques menues difficultés à convaincre l’humanité d’un projet de dé-croissance qui est forcément interprété comme un projet de développement, de dé-progrès.

Le pouvoir du contexte : et là les forces astrales sont de notre côté, les planètes disposées en rang d’oignons. En terme de contexte, on est servi, le contexte HURLE tous les jours son besoin de solutions, nous ressentons tous, « cet enfant qui pleure en notre fort intérieur », ce « p’tiot » qui veut « bouffer tous les nuages » et qui a besoin de solutions, vite!

Il faut absolument que nous restions convaincus que notre bon côté (et son pendant sociétal) peut « exploser », que les solutions peuvent germer et se répandre telle une trainée de poudre, notamment en utilisant le genre de stratégies décrites dans « the tipping point » à notre avantage.

De petits changements peuvent participer à changer le monde dans la direction qu’on souhaite, il faut rester certains que l’extrapolation de l’expérience ci-dessous à l’échelle planétaire et dans la bonne direction est possible:

Nos petites pichnettes peuvent, à force, faire tomber tous les murs!

Pace é Salute,

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