Le temps c’est de l’argent!

Il y a 5 ans, pendant que je confrontais mon équilibre moribond au nouveau truc coolos du moment (la slackline, ça (lien externe) mais en beaucoup moins haut hein), Fred et Silvère que je venais de retrouver au fin nord de l’Australie me racontaient leur “very big trip” de 9 mois, un tour du monde où ça avait philosophé et médité sévère. Silvère, téméraire, tentait de me convaincre de la pertinence des pratiques “méditatives” avec des arguments hyper-pédagogiques pour le Jean-Lou de l’époque, en attaquant direct par l’angle de l’impermanence (lien externe): “non mais tu vois, cet arbre auquel la slackline est attachée, est ce qu’il existe vraiment? N’est il pas impermanent comme tout le reste?” … Sur le moment, me suis simplement dit “oulalala, 2 mois de voyage avec ces bestioles, ça risque d’être un peu long”… 5 ans ont passé …

Salut Fred et Silvère,

La vie est tellement courte qu’on a jamais le temps de faire toutes ces choses magnifiques et essentielles qu’on a pourtant, comme toutes ces tâches primordiales pour la survie de notre espèce, notées sur notre précieux et improbablement chargé “google agenda”.

Bon, y’a la moitié qu’on arrive pas à faire mais bon, si la moitié de notre espèce survit, c’est déjà pas si mal non?

Et pendant ce temps, les rangs des hurluberlus (dont vous faites encore partie peut-être?) qui s’installent trankels sur un tapis en peau de yak tibétain cousu main augmentent. Il existe différentes branches de cette in-activité, certains observent leur respiration (des heures durant pour les plus touchés), d’autres fixent un mur blanc et les derniers souhaitent intérieurement le bonheur de tous les êtres du monde (oui oui, y compris les méchants, Darth Vader (lien externe) en tête!). Les positions dans lesquelles on “non-pratique” cette activité sont elles aussi variées, en lotus pour les plus souples, en tailleur pour les autres (parce que “bon tout le monde n’a pas les jambes en guimauve”) et puis couché pour … les escrocs:

Alors bon, moi et mes bras qui brassent de l’air tels les jambes de bibip poursuivi par coyote, on n’était pas vraiment conçus pour cerner le délire …

De la bouche des gens qui méditent, les avantages sont pourtant multiples:

3. Et sur le long terme, on change son rapport à “soi” et à “ses” pensées. Posez vous 2 secondes, fermez les yeux, décidez fermement de porter toute votre attention sur votre respiration. Au bout de quelques instants, une pensée viendra, de nulle part, on l’a pas vu arriver, on a même pas voulu qu’elle arrive d’ailleurs, on l’observe simplement et on se pose la question: j’ai pas choisi de l’avoir cette pensée, est-ce que c’est “moi” qui pense ou bien “moi”, c’est l’entité qui observe cette pensée qui a “émergé” de nulle part? Observer et être confrontés à cette dualité, quotidiennement, ça change, ça transforme, ça nous aide à prendre du recul sur “nous”, sur “notre ego”, sur l’hypothèse que peut-être, nous ne sommes pas grand chose de plus qu’un flux de conscience qui traverse gentiment quelques dizaines d’années avant de s’évaporer discrètement.

Au final, ça fait bien 5 ans qu’Épictète (un des parrains de la familles des stoïciens) au travers de vous deux (Fred et de Silvère) m’a convaincu que les choses qui existent se divisent en 2 camps:

« Parmi les choses qui existent, les unes dépendent de nous, les autres ne dépendent pas de nous. Dépendent de nous : jugement de valeur, impulsion à agir, désir, aversion, en un mot, tout ce qui a affaire à nous. Ne dépendent pas de nous, le corps, nos possessions, les opinions que les autres ont de nous, les magistratures, en un mot, tout ce qui n’est pas notre affaire à nous. »

Quand on voit les choses sous cet angle, on se dit que miser toute notre énergie pour mouliner de l’air afin que des choses qui au final ne dépendent pas de nous nous apportent le “bonheur”, c’est pas forcément le choix le plus stratégique. Est ce que ça serait pas pertinent, de trouver un petit temps, chaque jour pour travailler ces choses qui ne dépendent que de nous justement? Pour qu’elle soit le fondement d’un “bonheur” auquel on aspire tous?

Je suis sûr qu’il y a de nombreuses manières de travailler/améliorer ces “trucs” qui ne dépendent que de nous mais la méditation est pour moi la manière la plus efficace, la plus profonde de le faire.

Ce qui m’a permis moi, après 5 ans de certitude escortée de tentatives infructueuses, c’est le combo:

Il y a une définition du bonheur que je trouve magnifique, logique, magique et qu’à priori on doit à Tim Urban:

Plus j’évolue, plus je me dis que ça serait pas si bête de passer du temps à apprendre à contrôler ces fameuses attentes, et avec le peu de recul que j’ai sur cette non-pratique :), je continue à trouver ce chemin fascinant, tellement intéressant que je vais, pendant les 11 prochains jours, sortir de la voie royale direction bouddha d’or sur insight Timer et voir de quel sarouel se chauffe Goenka (lien externe), Vipassana (lien externe) et cie! 11 jours, confronté à soi-même, à méditer une petite dizaine d’heures par jour, sans lire, sans parler (même avec les yeux, parce que oui, on peut parler avec les yeux) … yummy yummy! :)

En attendant, je vous laisse méditer en bonne et polie compagnie:

Pace é Salute,

Si vous avez aimé cet article: Partagez-le!

Les 4 meilleures manières de suivre, t’investir et de soutenir ApresLaBiere:

2. Applaudir et commenter ici! Directement sur ApresLaBiere.fr :)

3. Liker et suivre ApresLaBiere sur facebook, en suivant le tutoriel de Mr Mondialisation:

Comment continuer à suivre Mr Mondialisation sur Facebook en une minute !
S’il vous plaît, prenez une minute de votre temps pour lire ceci. Chercherait-on à décapiter les médias des réseaux…mrmondialisation.org

4. Partager cet article et ce blog à tes contacts que ça pourrait intéresser