Solidement accoudés à la table d’un kiosque “Paul” faussement rustique, Diego et moi faisons deux choses qu’on a pas pu faire pendant les 10 jours de retraite (lien externe) dont nous sortons: parler et déguster un sandwich au “poulet”, de la succulente viande d’un poulet dont l’horizon n’a jamais vraiment du dépasser la superficie d’une feuille A4. Méditer pendant 10 jours pour chasser le naturel et il revient au galop, les liens pleuvent forcément, notamment celui de la vidéo la plus intelligente que je connaisse sur les questions éthiques liées à la consommation de viande.
Yo Diego,
J’adore cette chaîne “Crash Course (lien externe)”, deux frères y décryptent et y décortiquent le monde dans plus de 700 vidéos, organisées en playlist (lien externe) qui vont de la sociologie (lien externe), à l’histoire (lien externe) en passant par la l’histoire du cinéma (lien externe). Et puis y a leur meilleure playlist, celle consacrée à la philosophie (lien externe), et dans cette playlist, il y a la vidéo qui aborde l’éthique du barbec, question sur laquelle j’arrête pas de changer de camp depuis quelques année, tantôt supporter du vegan, tantôt de l’ultra-nationaliste géorgien qui attaque un café vegan à grand renfort de bidoche:
La vidéo commence par la base, par notre spécisme (lien externe):
“considération que des membres d’une certaine espèce (lien externe) ont des droits moraux plus étendus ou supérieurs à ceux accordés à d’autres espèces”
Et du spécisme on en fait à deux niveaux:


