La cause animale, ça passe forcément par l’assiette végé/végan?

Solidement accoudés à la table d’un kiosque “Paul” faussement rustique, Diego et moi faisons deux choses qu’on a pas pu faire pendant les 10 jours de retraite (lien externe) dont nous sortons: parler et déguster un sandwich au “poulet”, de la succulente viande d’un poulet dont l’horizon n’a jamais vraiment du dépasser la superficie d’une feuille A4. Méditer pendant 10 jours pour chasser le naturel et il revient au galop, les liens pleuvent forcément, notamment celui de la vidéo la plus intelligente que je connaisse sur les questions éthiques liées à la consommation de viande.

Yo Diego,

J’adore cette chaîne “Crash Course (lien externe)”, deux frères y décryptent et y décortiquent le monde dans plus de 700 vidéos, organisées en playlist (lien externe) qui vont de la sociologie (lien externe), à l’histoire (lien externe) en passant par la l’histoire du cinéma (lien externe). Et puis y a leur meilleure playlist, celle consacrée à la philosophie (lien externe), et dans cette playlist, il y a la vidéo qui aborde l’éthique du barbec, question sur laquelle j’arrête pas de changer de camp depuis quelques année, tantôt supporter du vegan, tantôt de l’ultra-nationaliste géorgien qui attaque un café vegan à grand renfort de bidoche:

La vidéo commence par la base, par notre spécisme (lien externe):

“considération que des membres d’une certaine espèce (lien externe) ont des droits moraux plus étendus ou supérieurs à ceux accordés à d’autres espèces”

Et du spécisme on en fait à deux niveaux:

La vidéo évoque ensuite les critères en fonction desquels on pourrait justifier cette différence de traitement:

L’intelligence? Dans ce cas, pourquoi ça ne nous vient pas à l’esprit de manger Trump ou bien toute personne qui a eu la malchance de développer des troubles cognitifs gravissime la rendant moins intelligente qu’un singe bonobo?

Parce qu’on est au-dessus et qu’on peut? C’est ce genre de raisonnement qui a validé l’esclavage très longtemps, ça semble pas hyper satisfaisant comme critère de différenciation….

Parce qu’on en a besoin? Dans le contexte actuel, personne n’ a “besoin” de manger de viande, ni même de produits issus d’animaux donc on évacue ce critère aussi.

Dans ce cas, dans l’absolu, on commence à se demander pourquoi et au nom de quoi on met pas les petits agneaux dans des garderies puis en primaire comme on le fait avec nos enfants? Au nom du seul critère qui semble valide pour traiter différemment les différentes espèces : la considération égale des intérêts.

Le petit agneau n’ayant aucun intérêt à venir user les bancs de l’école (et ce même pour lire “la ferme des animaux” d’Orwell), on peut se permettre de ne pas s’esquiner à l’envoyer à l’école primaire. Par contre, on considère que tous les animaux de la terre (nous compris) ont un intérêt commun: “ne pas souffrir”. C’est au nom de cet intérêt commun qu’il ne semble pas éthique de les faire souffrir et par conséquent de les manger car quoiqu’il arrive, la mort prématurée n’est pour aucun être une expérience plaisante …

Oui mais … Comme tu me l’as fait remarquer, il y a quelque chose que cette vidéo omet et que j’ai l’impression qu’on omet systématiquement du débat quand on parle de végétarianisme/véganisme (versant souffrance animale de la question). Qu’arriverait t il à l’adorable petit poussin et au cochon qui sourit de ce site vegan si on était tous végétarien ou vegan?

Ben ils n’existeraient probablement pas, tout simplement. La quasi totalité des poussins et des cochons de notre planète ne doivent leur présence qu’au simple fait de participer à notre alimentation.

En fait, si on résume, il y a 4 grandes typologies de carrière pour un animal sur la planète terre :

3. La vie et mort dans des conditions industrielles horribles

4. Une vie plutôt peinarde dans un élevage aux conditions décentes et une mort où on tente de minimiser la souffrance.

Si je m’applique l’éthique de la réciprocité, (lien externe) “ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent”, je ne sais pas ce que je choisirais entre le 1 et le 3 mais ma préférence irait clairement au scénario 4 puis au 2. Je n’ai donc non seulement aucune raison éthique (je précise que je ne parle que du côté “souffrance animale” de la question, si on prend en compte le côté énergétique, c’est différent) de devenir végétarien mais au contraire, j’ai plutôt des raisons éthiques de rester carnivore en m’assurant des conditions de vie décentes des animaux qui participent à mon alimentation.

Je passe peut-être à côté d’un aspect de la question mais je fais confiance à tous mes amis vé*** pour me ramener à la raison. En attendant, la saison des barbecs 2017 est saine et sauve!

Et toi, quelle carrière d’animal choisirais-tu?

Pace é Salute,

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