Samedi après-midi, avec couscous et houmous sur l’estomac, j’ai, le temps d’un après midi, échangé avec une cinquantaine de moissagais sur les questions fascinantes d’interculturalité, de vivre ensemble, de citoyenneté, plein de grands mots qu’il faut dégonfler et faire revenir à taille humaine, des mots qu’il faut s’approprier et définir pour construire une société qui nous paraisse plus humaine justement.
Bonjour moissagais :),
Comme je vous disais, j’ai grandi dans une rue d’un petit village français, tout ce qu’il y a de plus classique, le classisisme de l’histoire pousse même le bouchon jusqu’au nom de la dîtes rue : “Grand rue”…
C’est dans les années 70 que ma mère, le fruit d’un métissage improbable entre une vietnamienne et un militaire corse (#DiênBiênPhu) atterrit “Grand rue”, lieu de naissance et de villégiature de mon père, pyrénéo-toulousain depuis à peu près 852 générations. Son débarquement se fit avec la douceur et la fluidité d’une poignée de main Trumpesque (lien externe), tant et si bien que pendant un temps, “on” nomma avec beaucoup d’humour (ce n’est que mon avis, ma mère n’est pas forcément d’accord) la “grand rue”: “China town”


