Après une formation, le debrief de la journée avec Anne-Sophie dériva quasi instantanément sur tout autre chose que les points positifs et négatifs de notre intervention: les différentes manières d’aider un.e ami.e au fond du sac …
Yo Anne-Sophie,
Il nous arrive tous (plus à certains qu’à d’autres peut-être) d’avoir en face de nous un.e ami.e qui nous confie sa situation périlleuse, des drames de la vie aux embûches du quotidien: une mission au taf qui fait passer “correcteur orthographique” pour un métier sympa, un problème relationnel, un foutu écran plat aux mauvaises dimensions, la machine à laver qui ne se vide plus, etc
Ayant été formaté par une école d’ingénieur, entouré de personnes formatées sous les mêmes conditions, je porte par défaut et par réflexe les mêmes lunettes que toi: “un problème? génial, on va lui trouver une solution concrète”. Dès que je sens que l’ami.e en question va mettre sur la table un problème, j’active, plein d’entrain, ma bibliothèque de liens et d’outils qui vont pouvoir régler tous ses problèmes, moyennant probablement 23 ou 24h de visionnage et d’écoute de vidéos/podcasts en tout genre.
A priori, si c’est un problème relationnel, je trouverai bien un moyen de refourguer la solution méditation (lien externe) ou bien improvisation (lien externe). T’as un problème?
“Attend, tu vas voir, suis sûr qu’il y a une solution, on va faire un plan d’actions, alors je pense qu’il y a deux grands types de stratégies tu vois, je connais un logiciel qui permet de te motiver, c’est un peu comme un pacemaker, il t’envoie une décharge électrique de 340 volts quand tu te détournes de l’objectif, certes ça peut paraître brutal mais ça marche des feux de dieu”
Et pourtant, à ma grande surprise, parfois ces grandes tactiques ne trouvent pas l’écho attendu, elles ne sont pas accueillies tel le messie …
