Pourquoi le confort ruinera votre vie?

Il y a quasiment 1 an, peinard au Père Peinard, on parlait avec Simon Vacher (lien externe) de comment sortir de sa zone de confort sans non plus se faire trop violence. On avait parlé du stage d’initiation d’impro théâtrale qui était pour moi à l’époque un exemple de sortie “douce” de sa zone de confort. 4 ans après mes début en impro, je me dis maintenant que pour vraiment progresser, il faut nécessairement que ces sorties soient plutôt “violentes” et donc … “inconfortables”, CQFD!

Yo Simon Vacher (lien externe),

Instinctivement, on cherche tous à rester dans notre zone de confort. Vous savez, cette zone où on se sent à l’aise comme un Chirac engloutissant d’une bouchée vorace 3 tranches de jambon au salon de l’agriculture

Notre salon de l’agriculture à nous, c’est tout simplement la zone où on pense être à l’abri des diverses rafales auxquelles on expose notre ego lorsqu’on s’aventure en dehors des limites de ce qu’on croit être nos capacités.

Et pourtant on se rend compte que souvent ces limites sont imaginaires et ont leurs fondations enracinées quelque part dans notre esprit. La plupart du temps, ces limites, on se les inventent, on se les imposent. On soude nous mêmes les barreaux de notre prison.

L’auto-construction a beau avoir le vent en poupe, ce n’est pas une raison pour se fleury-merogiser à ce point. On sent bien que si on y stagne trop dans cette confortable géôle, on ne progressera plus vraiment. Et puis on commencera même à régresser et à laisser les murs de nos propres limitations se resserrer doucement autour de notre existence chaque jour plus recroquevillée sur elle-même.

Et c’est bien cette conviction qui si souvent nous pousse à tenter ces vaillantes excursions à l’extérieur de nos lignes, au risque d’avoir l’air d’un Hollande ne sachant où aller au côté de Merkel la Hardie:

Mais la zone de confort, elle dit quelque chose, si elle est là, c’est pour une raison, tous nos comportements ont à la base une explication rationnelle. La nature crée certes “au hasard” mais lorsqu’elle pérennise ses créations, elle fait rarement usage de la même non-chalance. Lorsque des comportements émergent puis persistent, c’est parce qu’au pire ils ne nous handicapent pas et au mieux ils nous rendent la vie plus facile.

Pourquoi alors cette zone de confort? Il s’agit tout simplement d’une optimisation énergétique stratégique de notre fonctionnement, notamment de notre cerveau. Lorsque nous faisons des choses qui sont dans notre zone de confort, notre cerveau reconnaît qu’il s’agit d’actions tellement maîtrisées qu’elles utilisent des autoroutes neuronales. A ce moment, le cerveau — trou noir à énergie du corps humain — se permet un poil de sobriété énergétique en passant en pilote automatique, c’est à ça que sert la zone de confort et les habitudes: à enclencher le pilote automatique sur nos autoroutes neuronales, à faire les choses sans réfléchir et donc sans brûler nos si chèrement acquises kcal. Quand on sait que le cerveau consomme 20% de notre énergie quotidienne, on comprend l’intérêt évolutif de la zone de confort (1/5 de saumon de moins à aller pêcher, ce n’est pas rien).

Maintenant qu’on comprend un peu mieux pourquoi la construction de cette muraille de confort a un sens, revenons à nos moutons, laissés deux paragraphes plus haut. Cette zone de confort, il y a donc un enjeu contre-intuitif à la dépasser, à l’agrandir mais il faut savoir le faire avec parcimonie, car bien au delà de la zone de confort, il y a le chaos, la zone où nous ne sommes plus rien, où nous n’avons plus aucune prise sur notre environnement, la zone du grand chambardement qui nous détruit plus qu’il ne nous construit.

Il faut savoir viser juste, il faut se reposer sur un socle solide de confiance pour aller de temps à autres dans la zone “complexe” (juste avant le chaos), celle où on se met soi-même dans une situation périlleuse. On s’auto provoque une de ces crises qui construit, une mise en “danger” certes mais aussi et surtout une “opportunité” de développement impressionnante.

Sortir de sa zone de confort et aller chercher cette complexité là, c’est se mettre en crise dans le but de se développer et d’agrandir sa zone de confort pour qu’elle englobe de plus en plus de terrain.

Bill Eckstrom en parle très bien dans son TedX “Pourquoi le confort ruinera votre vie?”. Il nous encourage à aller explorer ces potentiels de progressions qui se cachent dans cette complexité:

La vie est courte, chaque moment est une chance supplémentaire d’apprendre à vivre, une nouvelle chance de réaliser à quel point la vie n’est rien d’autre que cette suite de “moments” qu’on contrôle au final si peu. Augmenter sa zone de confort, c’est quelque part augmenter ses chances de savoir apprécier une plus grande proportion de ces moments et par conséquent une plus grande proportion de notre vie.

Certains semblent justement avoir la mappemonde comme zone de confort et dégage un sentiment de sérénité et de classe dans toutes situations même celle, délicate où on laisse la main du pays le plus puissant du monde à un sinistre personnage qui n’a toujours pas connecté Pocahontas (lien externe) avec l’histoire des Etats-Unis.

D’autre, dans une situation équivalente même si moins troublante, au moment de lâcher le pouvoir n’ont pas vraiment su faire preuve du même savant mélange de classe et de décontraction et sont partis en montrant à la France entière comment mixer à la télévision la tension d’une arbalète mêlée à la vexation d’une tribu entière de poux.

Pour toutes ces raisons, et parce qu’on veut peut-être ressembler à Barack plutôt qu’à Valoche, s’échiner, se faire violence et s’efforcer de construire progressivement une zone de confort de plus en plus grande, jusqu’à ce qu’idéalement elle recouvre “tout”, est une stratégie qui peut s’avérer payante pour apprendre à vivre.

Pace é Salute,

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