Plusieurs discussions ont mené à cette vidéo de Kurzgesagt (lien externe), qui me fait intensément ressentir la liberté qu’on peut tirer d’un soupçon de nihilisme dans sa vie. Deux d’entre elles, l’une, née entre des olives et des cacahuètes (salées) et l’autre, entre une nintendo switch et un fairphone, ne font que commencer. Quel meilleur moment que Noël pour s’affranchir un poil du joug de nos croyances ?
Yo Adil et PA,
On donne souvent une importance énorme, voire disproportionnée aux conséquences de nos actes, de nos décisions. On fait toute une affaire de nos tracas, de nos soucis, des aléas de nos existences. C’est de cette perspective là que nous tirons nos instants de félicité mais aussi de souffrance.
Lorsqu’on se noie dans un océan de stress et de pression, comme lors d’une rentrée trop chargée ou avant un spectacle d’impro, ça aide énormément de tenter de prendre un peu de hauteur. On ferme les yeux doucement et on tente de réfléchir à ce que représentera cette période, cet événement dans un mois, dans 10 ans et même dans 50 ans lorsqu’avec une pincée de nostalgie et beaucoup d’émotions, nous jetterons nos derniers regards sur le parcours sinueux de nos furtifs passages.
Prendre de la hauteur sur sa vie, sur ses actions, permet de relativiser l’importance de ses échecs, plantages et autres capotages.
Et puis si on continue à élever notre perspective, à lâcher le lest de cette montgolfière depuis laquelle on regarde le monde, on se rend vite compte qu’au final, c’est notre vie toute entière qui est “anecdotique”, quoiqu’on fasse, quoiqu’on advienne, notre passage ne fera pas plus de vagues dans l’océan de l’histoire qu’une molécule d’eau délicatement déposée sur la surface de l’Atlantique.
