Pourquoi toutes les éducations sont-elles sexistes?

Ecrit par Marion Riera (lien externe) et Jean-Lou Fourquet (lien externe)

Avril 2016, toute l’équipe de PALANCA (lien externe) est réunie pour une journée de séminaire. Entre 2 dragibus, une gorgée de café et quelques saucisses, ça parle stratégie, vitesse de développement et impact social. Puis, au milieu de ces “banalités”, Marie de Vent Debout qui co-anime la journée, nous interroge à l’aide d’un missile balistique qui ressemblait autant à une question que le PS ressemble à la gauche: “et s’il s’avère que les filles à Palanca prennent moins de place que les garçons, vous pensez que c’est le simple fruit du hasard?”. Ça fait 2 ans que le débat nous anime et on a même eu la chance que l’actualité nous donne une piqûre de rappel (lien externe) de la taille d’une citerne quand le débat faillit s’essouffler. Avec Marion (lien externe) on a décidé d’ “écrissiner” l’état de nos réflexions, en commençant par l’histoire de deux jumeaux : Emilie et Thomas.

C’est au milieu d’une époque pleine de cols de chemise gargantuesques et de pattes d’éléphant improbables que Catherine rencontre Jacques dans une énième “fièvre du samedi soir”. Quelques années plus tard, les costumes gagnant petit à petit le fond du placard, c’est une autre danse qui commence avec l’arrivée simultanée d’Emilie et Thomas.

Catherine et Jacques, progressistes dans l’âme, ont sincèrement à cœur d’élever leurs enfants selon leurs valeurs, c’est à dire dans l’équité la plus totale. Emilie et Thomas seront traités de la même manière.

Au travers de ce bombardement de compliments permanent, l’entourage d’Emilie et de Thomas, plein de bonnes intentions, les canarde tout au long de leur enfance de milliers et de milliers de messages inconsciemment camouflés (lien externe).

Les cadeaux sont, eux aussi, remplis d’autant de stéréotypes que d’attention:

Et puis lorsqu’on observe sincèrement et surtout lorsqu’on s’observe sincèrement, on réalise que même dans un environnement que l’on pense sans stéréotype, ça dégouline, ça déborde (lien externe), à tout moment et de toute part:

Des conditionnements qui peuvent faire pencher la balance de notre formatage d’un côté plutôt que de l’autre:

Ayant été façonnés dans le même cocon, par les mêmes valeurs et la même vision du monde, les jumeaux ont tous les deux la même envie: mettre leur énergie au service d’un monde plus juste et plus équitable!

Alors bien sûr, on peut se planquer derrière un discours digne d’un teletubbies shooté à la MDMA et dire qu’

“il n y a pas une manière de mettre son énergie au service du monde qui soit meilleure que l’autre et que chacun peut bien choisir la manière qui lui convient tant que c’est fait avec amour”

Soyons honnêtes trente secondes :

Et on doit reconnaître que souvent, on pense, à l’insu de notre plein gré, que certains choix sont quand même plus classes que d’autres.

Et le problème vient bien du mélange entre le jugement de la société quant à certains comportements/filières/métiers et un conditionnement genré qui amène tout un genre à l’abattoir du prestige (lien externe) (selon ce même jugement).

Nous sommes tous conditionnés à être quasiment tout ce que nous sommes (lien externe). Le conditionnement, c’est l’éducation, c’est la civilisation. Sans conditionnement, la vie ne durerait pas bien longtemps, à peine le temps de se sentir mourir de soif. Le problème n’est pas le conditionnement en soi mais plutôt le fait qu’un conditionnement soit orienté pour tout un groupe (genre, classe) dans un sens qui lui est clairement défavorable.

La balle est dans notre camp sur les deux points, réalisons que nous sommes sociétalement tous conditionnés à:

Prendre conscience de ces conditionnements, c’est le seul moyen de nous en extraire et de nous reconditionner d’une manière plus équilibrée et ainsi atteindre, au travers de notre nouveau conditionnement, un cran à peine supérieur de “liberté”. Ce n’est qu’en faisant ce travail, individuel et collectif, que nous briserons le cercle vicieux et que nous aurons une chance de construire une société où l’éducation des enfants ne reflétera pas nos propres stéréotypes.

Si vous avez des idées, des liens, des ressources sur le sujet, n’hésitez pas à les partager en commentaires car après cette petite introduction, on risque fort de se repencher sur le sujet de temps en temps :)

Dans le prochain article, on s’intéressera à ce que peut faire un garçon en pleine tempête de # :

#QuePeutFaireUnGarçon?
Ecrit par Jean-Lou Fourquet et dessiné par Marion Rieraapreslabiere.fr

Pace é Salute,

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