Non, ce n’est pas aux gilets jaunes de marcher pour le climat mais l’inverse !

(Si vous n’aimez pas/n’avez pas le temps de lire, vous pouvez écouter l’article ici (lien externe))

Dans le premier article (lien externe), on a parlé de ce qui s’était passé à Paris le 1er Décembre, de ce qui se ressent et se joue dans un mouvement comme celui des gilets jaunes. On sent tous que fondamentalement, ce qui se passe dans ce bouillonnement est intéressant, il fait écho à plein de choses qu’on éprouve nous aussi. On est interpellés mais il y’a quand même un truc qui coince, y’a même un chapelet de trucs qui sonnent faux à notre oreille « absolue ».

Quels sont les arguments qui nous viennent instinctivement à l’esprit lorsqu’on veut prendre de la distance avec le mouvement des gilets jaunes tout en réassurant à la face du monde entier notre indéfectible militantisme et notre volonté de « tout » changer ? Qu’est ce qui peut nous gêner au fond dans cette vague jaune ?

Argument 1 : « Non mais moi la violence, je ne peux pas, c’est jamais bon »

D’abord réfléchissons 2 secondes, que qualifions nous de violent exactement ?

Ce qui questionne aujourd’hui, c’est non pas la présence de la violence (qui a toujours existé en marge de toutes les manifestations) mais le fait qu’elle ne soit plus à la « marge » justement. Ce qui interroge, c’est le comportement des autres par rapport à cette violence. Le réflexe de base, lorsqu’une société avance et que les rapports de force semblent équilibrés (ou bien contenus), c’est bien entendu de dire « on rejette toute forme de violence, ce n’est pas comme ça qu’on avance ». En faisant ça on se construit sur 2 approximations justifiées dans des temps justes :

Cette condamnation unilatérale de la violence fonctionne lorsque tout le monde s’accorde à faire ces deux approximations et ce que j’ai senti samedi c’est que cet accord implicite est en train de voler en éclat.

Est-ce que le mépris dans les mots comme dans les faits du macronisme (et des politiques précédentes) n’est-il pas au final, plus violent à un niveau macro que toute la violence insurrectionnelle des gilets jaunes et ce même si la violence qui émane du mouvement nous semble parfois terriblement injuste à un niveau “micro” ? C’est d’ailleurs ce niveau micro là plutôt que le niveau macro que BFM et consort se complaisent à décrire abondamment : la devanture du petit commerçant détruite, le parc à enfant détruit, etc etc…

Alors oui, certains des événements sont très tristes, dommageable et condamnables mais regardons aussi et surtout la violence dans son ensemble que ce soit du côté des gilets jaunes et des quelques devantures de petits commerçants brisées que du côté du pouvoir et des millions de personnes maintenus dans la précarité tandis que le haut du pavé mange dans des cantines où le kid’s meal est à 200 euros (hors coca).

Dans des situations aussi bloquées que la nôtre aujourd’hui, où on sait pertinemment et depuis des années que le monde est fondamentalement injuste, dans des proportions folles, inacceptables et insoutenables, croit-on encore qu’il est possible d’avancer, de bouger les lignes, de résoudre des injustices sans une certaine forme de violence ?

Si c’est vraiment possible, il faut peut-être qu’on s’interroge sur le fait qu’avec toute notre bonne volonté, notre éducation, nos mouvements politiques, notre pensée stratégique et nos méthodes de protestation non violente, on en soit toujours là, à se coltiner la fameuse statistique qui nous révolte TOUS :

« les 42 personnes les plus riches de la planète possèdent autant que les 3,7 milliards de personnes les plus pauvres de la planète » (Oxfam 2017)

Et même historiquement, lorsqu’on regarde notre histoire en face, dans les moments délicats, dans les moments où tout a basculé, est ce que nos acquis sociaux et notre société d’aujourd’hui ont été obtenus en faisant bien attention :

Est-il d’ailleurs possible de changer les choses sans entrer dans un rapport de force ? Est-il possible pour un groupe dominé de reprendre du pouvoir (et donc d’en faire perdre à un autre) sans imposer un rapport de force ? Et peut-on qualifier un rapport de force de « non violent » ? Tout rapport de force n’est-il pas violent, dans une certaine définition de la violence ?

Pour ceux qui n’ont pas vu la conférence sur l’éducation populaire de Franck Lepage (1), entre deux vidéos d’escadron de CRS qui foncent dans le tas sous l’Arc de Triomphe, je la recommande. Dans cette conférence, on (re)-découvre que si on a obtenu la sécurité sociale et la retraite pour tous, c’est parce qu’au sortir de la guerre, les communistes armés jusqu’aux dents, ont préféré négocier tous nos acquis sociaux d’aujourd’hui plutôt que de rendre les armes.

Bizarrement, ce rapport de force et cette violence ont joué en leur faveur et donc, ne l’oublions pas, en la nôtre.

A ce sujet la phrase de Dom Helder Camara qu’on m’a très justement fait passer fait d’ailleurs réfléchir :

« Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés. La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première. La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres. Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

Dans la situation actuelle, j’ai l’impression qu’on dit aux gilets jaunes :

« non non, on comprend bien que c’est compliqué, que vous souffrez, que vous avez l’impression que ça fait des décennies que le contexte vous étouffe et que vous sombrez doucement mais fermement dans la misère mais s’il vous plait, pourriez -vous vous révolter calmement s’il vous plait ? Faites plutôt comme nous, soyez bien élevés, organisés et raisonnés, certes ça n’empêche pas que le 1% la mette bien profond au 99% mais ils le font PO-LI-MENT eux et ça, ça compte !»

En tirant le raisonnement un poil plus, c’est vraiment comme si nous reprochions à un affamé, à qui on refuse tout type de nourriture depuis des jours de nous arracher violemment un cookie des mains :

« Mais qu’est ce qui lui prend ? Pourquoi ne le demande t-il pas gentiment ? Qu’il meurt de faim, c’est triste certes, mais ne pourrait-il pas le faire discrètement ? Sans faire trop de vagues ? »

Si nous ne voulons pas entrer dans ce rapport de force, dans cette violence là, ce n’est peut-être pas comme nous aimons le prétendre que les rapports de force ne correspondent pas à notre éthique, c’est tout simplement parce que le contexte n’est pour l’instant pas tant en notre défaveur que ça, le jour où nous nous sentirons pressés comme un gilet jaune alors nous serons des gilets jaunes, tout simplement !

Ne sentirions nous d’ailleurs pas qu’il est temps de faire quelques vagues avant qu’un tsunami inverse nous tombe sur le rable ?

Argument 2 : « Non mais les gilets jaunes, on ne va pas se mentir, c’est quand même l’extrême droite derrière »

Alors oui, on va pas se mentir, l’extrême droite est clairement représentée dans le mouvement. Elle y est d’ailleurs encore plus visible que présente. Le Parisien s’est bien entendu régalé d’épouvanter la France entière en sortant des profils de gilets jaunes plus effrayants les uns que les autres.

J’attends avec impatience le gilet jaune qui fait partie de la famille de Dutroux, le gilet jaune dont le père était Nazi, celui qui a fait son stage de fin d’études au siège du KKK, etc etc. Faites bien peur à tout le monde afin que tout le monde soit bien rassuré de voir tout ça revenir en petits rangs d’oignons à grand coup d’état d’urgence, de matraque et de lacrymo ! Ouf !

Les gilets jaunes, c’est un mouvement hétéroclite, par définition vous y trouverez par conséquent :

Par contre si on se penche sur cette étude (2), certes approximative, mais qui a le mérite d’exister, il semble que l’analyse des mots diffusés dans tous les groupes facebook où les fameux “minions” échangent, se chauffent et se réconfortent, démontre que le champ lexical des termes employés n’est pas celui de l’extrême droite.

De la même manière, on s’aperçoit que même chez les interpellés de ce WE, il n y a pas beaucoup de personnes fichées à l’ultra-droite ou à l’ultra-gauche (3).

Mais oui et c’est un sujet, l’extrême droite, contrairement à mai 68 (4), est prête à récupérer le bébé de la protestation et ça, il faut l’éviter à tout prix !

Argument 3 « Ok ils sont pas tous fachos mais bon, ils se désolidarisent pas des fachos, y’en a aucun qui a fait un communiqué de presse bien propre ou bien un article de blog pour se désolidariser, au contraire ils les laissent défiler avec eux »

Ah oui ça on aimerait bien que les gilets jaunes, ils fassent tout comme nous, qu’ils s’y prennent comme nous, qu’ils s’expriment comme nous, avec les mêmes mots et les mêmes méthodes, avec la même organisation, avec des chefs qui disent qui est dans et hors du mouvement. Ça serait tellement confortable si les gilets jaunes pouvaient changer les choses avec notre culture et nos méthodes. Et puis c’est vrai qu’avec notre palmarès de lutte, ils seraient bien cons les petits gilets jaunes de pas piocher dans notre formidable caisse à outils du changement. Sincèrement, quand on regarde en arrière, depuis le club de Rome, on se dit pas 3 secondes que ça vaudrait le coup de tenter autre chose non ?

A quel moment exactement dans l’histoire terrestre on parvient à se convaincre que faire « plus de quelque chose » qui ne marchait à la base pas du tout, ça fonctionne ? Si mettre une bouteille d’eau au frigo pendant 1 heure n’amène pas l’eau à ébullition, c’est sans doute pas une idée flamboyante de tenter de l’y laisser 2 heures non ?

Donc non, il n’y a pas vraiment de voix qui publiquement dit : on veut pas de racisme chez les gilets jaunes. Mais à l’intérieur des cortèges, ça discute, ça s’accorde et ça se brouille, il y a la place de dire et d’argumenter en faveur d’une vision où ceux qui ont 1500 euros par mois s’allient à ceux qui ont 150 euros par mois pour prendre à ceux qui ont plus de 15 000 euros par mois. Il y a dans cette éducation populaire en marche, la possibilité de diffuser à grande échelle (et c’est peut-être notre rôle) le discours d’un postier qui malgré « son idéologie qui fout la frousse à certains » déclame des lapalissades aux heures de grandes écoutes :

Et si on ne fait pas ça, si on n’échange pas sur les rond points ou bien sur les pavés, si on ne participe pas à cette éducation populaire en cours, si on n’y va pas, avec ou sans gilet sur le dos mais là et maintenant, que va-t-il se passer, qui va le faire à notre place ?

Que va-t-il se passer si on continue avec notre grande stratégie du barrage républicain ?

Ne voit-on pas que cette stratégie (dont la source nous vient directement du mitterrandisme et dont l’objectif était de siphonner la droite) est totalement inefficace, voire contre-productive ?

A quel moment on a pas l’impression, à chaque élection, d’être les dindons de la farce républicaine dont l’élection de Macron n’est que l’obscur aboutissement ?

Cette sourde stratégie ne dessert-elle pas le débat d’idées et les discussions animées et populaires autour des sujets de société important au profit de l’intérêt des partis politiques ? Est-ce qu’au final cette stratégie n’a pas desservi le peuple au profit des intérêts d’une classe dirigeante ?

N’est il pas temps de confronter notre pureté idéologique à la poussière des pavés ? Quelle meilleure manière de le faire qu’en pratiquant une éducation populaire marchante, ça fait des années qu’on veut mobiliser tout le monde, qu’on veut que tout le monde s’implique ? Ils sont là, ils s’impliquent, ils se révoltent, ils sont en jaunes et nous on rechigne et on se trouve des excuses.

Argument 4 : « Bon ok mais quand même, ils n’ont aucune revendication, y’a à boire et à manger dans leur truc, tu l’as vu leur liste à la Prévert ? »

Nous y voilà encore, non seulement sur la forme, ils font pas comme nous on ferait (avec tout le succès qu’on se connait, encore une fois) mais en plus ils ont des revendications floues et s’y prennent comme des manches …

Rappelons nous quand même que lors de la dernière campagne présidentielle, on a attendu des mois le programme de Macron, ça n’a pas empêché tous les éditos de France et de Navarre de crier au renouveau de la politique française avant d’avoir lu ne serait ce que l’ombre d’une mesure.

Souvenons-nous donc que le mouvement des gilets jaunes n’a que 3 semaines et n’a pas de leader, est ce que ça ne vaudrait pas le coup d’avoir avec ce mouvement le dixième de la patience qu’on a eu avec Macron ? Et puis est ce que ça serait un échec si ce mouvement parvenait « seulement » à remettre la question sociale et environnementale au centre des débats ? Est-ce que ça serait un échec s’il aboutissait sur un débat national et sur, pourquoi ne pas rêver, une réforme drastique de nos institutions et une VIème république ?

Et puis même sur les revendications, certes elles sont sorties par on ne sait quel porte-parole sorti lui-même d’un chapeau dont personne ne connait la légitimité, mais si on les regarde sereinement, sans nos lunettes de « attention, attention, ce sont des racistes » ou bien celles de « attention, attention, y’a pas d’argent », sont-elles si incohérentes ? Constituent-elles un programme si éloigné de ce qu’on souhaite que nous ne serions pas capables d’en discuter les termes, les déclinaisons et les moyens ?

Quand je lis leur programme (5), j’ai par exemple deux choses qui me viennent en tête :

1. Où trouver l’argent pour moins de taxes et plus de service public, de retraite etc etc ? En fait en lisant bien, je me dis qu’effectivement, si on parvient à limiter les salaires à 15 000 euros comme c’est proposé (et d’autres mesures dans l’esprit), on est pas à l’abri d’avoir carrément une balance positive … Et de grâce, ne partons pas sur la question de la faisabilité car à ce compte, autant se le dire que rien n’est faisable et attendons simplement de mijoter dans notre petite cocotte minute tellurique.

2. Quelques mesures, notamment sur la police, les militaires et la reconduite aux frontières des déboutés du droit d’asile, peuvent heurter mes oreilles sensibles de gentil petit bisounours décroissantiste mais en vrai, dans toutes ces mesures, après 30 ans à monter les pauvres contre les miséreux, on s’en sort plutôt pas si mal non ? Il n’y a rien en tous les cas dans ces mesures qu’on ne puisse pas modifier et amender avec beaucoup de dialogue, notamment grâce aux inégalités incroyables qui nous placent tous du même côté de la barrière.

La liste des revendications des gilets jaunes
Le mouvement des gilets jaunes rassemble des profils divers, des Français de tous bords politiques et de tous âges…www.cnews.fr

Argument 5 : « Ok, bon j’avoue, c’est pas si déconnant ce mouvement des gilets jaunes, tu sais ce qu’on à qu’à faire ? C’est marcher tous ensemble, en plus y’a la marche pour le climat, ils ont qu’à venir avec nous ? »

Aaaaaaaaaaaaah ça oui, comme le dit si bien Usul : « ça nous emmerderait de nous faire voler notre révolution par des prolos et des petits commerçants ? ».

De la même manière que j’ai senti tout l’ego de la CGT, qui la semaine dernière, tentait de convaincre les gilets jaunes présents sur la place de La Bastille de les « suivre », je sens derrière cette proposition de la condescendance et une volonté de garder le pouvoir sur les classes populaires. C’est pas un peu de la récupération à bon compte qu’on chercherait à faire par hasard ? D’où vient cette fierté mal placée : « ça fait un moment qu’on le dit, qu’on proteste, qu’on se bouge alors maintenant, c’est à toi de nous suivre » (discours d’un membre de la CGT à Paris).

C’est pas de leur faute aux gilets jaunes si c’est leur mouvement qui prend de l’ampleur et pas les nôtres, qu’ils soient syndicaux ou climatiques. Il ne devrait pas y’avoir de fierté dans ces cas-là, c’est donc plutôt à nous de les suivre et non l’inverse. Pourquoi diable se mettraient ils à nous suivre, quels sont nos arguments ? Où est le pouvoir de changement en ce moment ?

Conclusion

La période est folle et imprévisible, exaltante et dangereuse. Toutes ces lignes n’auront peut-être aucune once de pertinence dans 48 heures. N’oublions pas que tous les événements que nous vivons ne sont que les symptômes d’un système et d’un monde qui s’effondre. Comme le dit Jancovici (6), dans un monde en décroissance subie, la tentation totalitaire est forte. C’est effectivement un risque énorme, qui n’est pas dû aux gilets jaunes mais à un contexte mondial dont on ne saurait s’extraire.

Dans les prochains jours, qu’on ait ou pas un gilet jaune sur les épaules, qu’on aille ou pas manifester (car il faut bien comprendre que la période est dangereuse et qu’il faut faire très très attention), qu’on soit d’accord avec tout ou pas, n’oublions pas qu’en ce moment unique de l’histoire, il y a tellement de choses qui nous rassemblent, nous le peuple, que nous avons une chance unique de parler, de s’écouter et de se comprendre.

Avec ça en tête, que nous reste-t-il à faire si ce n’est profiter de ce moment unique d’éducation populaire pour discuter, échanger, protester et peut-être poser les bases d’une conscience politique sur lesquels nous pourrons bâtir un monde plus juste, qu’il soit ou non décroissant !

Pacé é Salute,

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Quelques res-sources :

(1) — Conférence gesticulée de Franck Lepage : “L’éducation populaire monsieur, ils n’en ont pas voulu (lien externe)
(2) — “#GILETSJAUNES : DE L’ALGORITHME DES PAUVRES GENS À L’INTERNET DES FAMILLES MODESTES (lien externe)” 
(3) — LCI : “Ultra-gauche ? Ultra-droite ? Gilets jaunes ? Qui sont les 378 gardés à vue après les violences à Paris ? (lien externe)
(4) — “Mai 68 et l’extrême droite (lien externe)
(5) — “La liste des revendications des gilets jaunes (lien externe)
(6) — Episode (lien externe) du podcast “Présages” avec Jean-Marc Jancovici (vers la minute 44)