Et derrière la domination, que cherche t-on au final à combattre si ce n’est la souffrance ?
Sous cet angle, on peut alors entrevoir que les marxistes rejoignent alors les bouddhistes dans leur lutte. Derrière des moyens et des tactiques que tout oppose, ce que chercheraient au final ces deux idéologies, ce serait de minimiser la souffrance.
Je pense qu’intégrer cette fraternité d’objectifs idéologiques profonds, la reconnaître, c’est faire un pas vers la compréhension des stratégies, des combats et des choix des uns et des autres. Admettre et affirmer ce profond accord, c’est faire un pas essentiel vers le dialogue et la construction collective.
Nous devrions systématiquement nous rappeler que nos idéologies sont simplement des déclinaisons opérationnelles d’idéologies plus larges et plus “élevées”. Il est souvent riche et constructif de faire monter la discussion à ce cran-là pour comprendre la réelle étendue de nos divergences et se donner une réelle chance de s’écouter et donc de se changer.
Et à ce niveau d’abstraction là, il n y a plus qu’un critère où nous pouvons encore différencier les idéologies, un critère tellement fondamental qu’il devrait être, en permanence, questionné : qui entre dans le cercle de la souffrance à prendre en compte et à éviter ? Tous les êtres qui ressentent la souffrance ? Tous les êtres humains ou seulement ceux qui vivent aujourd’hui ? Seulement les membres d’un certain clan ?
Si on tombe d’accord sur la largeur du cercle à considérer alors la suite n’est que stratégie !
Pacé é Salute,
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