Pour être complètement transparent, la notion qui me tarabiscote le plus en ce moment, c’est le lien entre les 3 chiffres que j’ai commencé à décrire ci-dessus :
La logique voudrait que le nombre de Bergson (capacité totale) soit calculable à partir d’une combinaison des deux suivants. Mais pour être honnête, plus je réfléchis et moins je suis sûr de savoir s’il s’agit d’une multiplication ou d’une division (ce qui changerait tout …).
Pour être plus clair, est-il intéressant pour avoir un système global plus conscient (au sens défini plus haut) d’avoir à la fois des règles et une histoire globales plus efficaces et des entités (ici : individus) plus conscientes (fort nombre de Dunbar et fort indice “collectif / réseau”) ou bien vaudrait-il mieux au contraire avoir des règles plus globales plus efficaces mais des entités beaucoup plus simples donc quelque part beaucoup moins conscientes (fort indice “collectif / réseau” mais très faible nombre de Dunbar) ? Dans le cerveau, n’est-ce pas la simplicité du comportement des neurones qui permet la complexité et la conscience du tout ?
Ça me fait beaucoup penser à ce passage du meilleur des mondes de Huxley, qui m’a toujours marqué et qu’Harari a repris dans son dernier livre. Dans ce passage, on se rend compte que c’est le conditionnement grande échelle qui permet à la société à la fois complexe et effrayante de fonctionner sans « accroc », sans guerre, sans famine, sans conflit mais aussi et c’est là que le bât nous blesse : sans héroïsme, sans grandeur, sans liberté, sans risque et donc sans vie.
https://drive.google.com/file/d/1EvgAEMDzsa143pqhWfcf5LxGkh78mt6z/view?fbclid=IwAR0uFXFAQ6CJDWup4c6hwxgBgEKmiPcIx1Q5cYQggaNbji85gsi-6lN3yUk (lien externe)
La question que nous pose cet échange est celle là :
« Jusqu’où sommes -nous prêts à aller pour plus de paix et de tranquillité, pour que notre monde fonctionne avec le moins de drames et de guerres possibles ? », « quel prix collectif sommes-nous prêts à payer pour avoir et connaitre la liberté individuelle de souffrir, de dépasser ses conditionnements et donc de se dépasser ? ».
Serions nous prêts à renoncer à une souveraineté individuelle pour le bien du tout ? Est ce que le but, c’est que le collectif, la société entière développe une capacité à agir ou bien que nous développions notre “capacité à agir”, notre “conscience” ?
Et la réponse est pour moi, loin d’être évidente :)
A bientôt,