Entre vivre en paix avec nous-mêmes tels des animaux comme le disait Hegel (1) et avoir une vie consciente et riche … de nos souffrances, notre espèce a déjà choisi sa voie il y a déjà quelques centaines de milliers d’années. Ce chemin vers plus de « conscience », plus de « connaissance » est, depuis des millénaires, notre destin commun.
Dans ce moment historique où l’humanité chemine sur un sentier qui semble, chaque jour, plus périlleux et étroit, il ne semble ni judicieux de s’arrêter, ni envisageable de rebrousser chemin. Les forces qui nous dépassent nous intiment de continuer cet aventureux chemin de traverse vers « plus de conscience ».
Finalement, c’est notre espèce qui, il y a fort longtemps, a choisi de nous condamner à arpenter cette voie périlleuse.
Pour notre plus grand « malheur », nous ne pourrons par conséquent jamais être des « imbéciles heureux ». Une fois la prise de conscience de certaines choses réalisée, il semble impensable, individuellement comme collectivement de nous « dé-conscientiser ». Une fois « le sein découvert », on ne voit plus que ça et on ne saurait pas plus dés-apprendre que dés-voir.
Puisque cette trajectoire semble constituer notre destin, la question semble plutôt être : pour ceux qui ont très conscience des dangers à venir, comment tirer parti de cette damnation ? Comment tourner cette connaissance de plus en plus précise des risques que nous encourons individuellement et collectivement à notre avantage ?
Finalement, comment transformer cette conviction que tout va changer, que des fondements de nos écosystèmes s’effondrent en ce moment et que tout le reste peut suivre, en actions positives pour soi et pour les autres ?
Comment transformer cette conviction en bénédiction ?