Le Corona, une opportunité ?

(Pour ceux qui n’ont pas le temps de lire, vous pouvez écouter l’article ici (lien externe))

IMPORTANT : Avant toute chose, pour toutes les personnes dites “fragiles” que nous aimons, s’il vous plait, pratiquons pour les semaines à venir une “social distance” la plus draconienne possible ! Pour comprendre pourquoi, lisez cette analyse

https://medium.com/@tomaspueyo/coronavirus-act-today-or-people-will-die-f4d3d9cd99ca (lien externe)

Nous allons vivre des temps auxquels rien ne nous a préparé. Ça fait longtemps que les écolos, les climato, certains financiers, certains économistes, les collapsos et des experts de tout crin font leur Cassandre en disant que : « ça ne peut logiquement pas continuer comme ça ». Et bien nous y voilà !

Et en effet, ça ne pouvait pas durer.

Comme on pouvait s’y attendre, l’humanité a attendu de prendre des coups de marteau sur la tronche pour réagir. L’anticipation, en tant qu’espèce, on n’a (hélas) pas encore développé.

Ce qui est drôle, c’est qu’au final, on pourrait se dire que les coups de marteau ne sont pas si redoutables que ça. Un petit Corona, taux de mortalité dans 2 à 3 %, 0,2% chez les moins de 39 ans, c’est pas non plus Ebola non ? C’est sans compter deux choses :

Le point positif de tout ça, c’est que … ça passe. Sociétalement, le changement, on sait faire, on accepte. On le savait, les exemples sont nombreux dans l’Histoire mais là nous en avons la preuve en marche sous nos yeux.

Hier, on criait à l’entrave aux libertés individuelles lorsque certains voulaient interdire l’avion pour le remplacer par des trains quand c’était possible et aujourd’hui les gens arrêtent de prendre les avions sans solution de remplacement (volontairement ou en raison de quarantaine) et PERSONNE ne bronche !

Les gens restent à terre tandis que les avions décollent à vide parce qu’il ne faudrait quand même pas que les compagnies perdent leurs créneaux horaires. Quand on pense à la problématique du changement climatique qui, malgré les apparences, n’a pas disparu, c’est assez ironique. C’est un peu comme si un malade du Corona en insuffisance respiratoire grave continuait à fumer ses cartouches de clopes d’Andorre parce qu’il ne faudrait quand même pas gâcher …

Bref, ceci démontre, s’il en était encore besoin, que ce que notre système veut préserver, ce n’est pas notre soi-disant « liberté individuelle » d’aller et venir. Ce n’est pas d’elle dont il a besoin à tout prix. Ce qu’il veut protéger par dessus TOUT le reste, c’est la liberté des échanges commerciaux et des flux financiers …

Mais ne versons pas dans l’anticapitalisme primaire, là n’est pas (plus?) la question.

L’essentiel, c’est que, d’un point de vue d’occidental, notre milieu nous lance une épreuve #Crise2020, qui augure d’une série d’épreuves au travers desquelles notre vie d’adulte va se dérouler (#ClimateIsWWIII et un système littéralement à bout de souffle).

Que faire ? Comment réagir face à cette crise qui a toutes les chances d’être aussi “méga” qu’un incendie australien ?

A nous de la prendre pour la seule chose qu’elle doit être : une opportunité de réellement et radicalement changer.

Si nous nous servons de cette épreuve pour nous préparer à mieux négocier, voire à apaiser les prochaines, alors nous aurons transformé ces olympiades imposées en vecteur d’un changement nécessaire.

Alors que faire ? Rien d’autre finalement que faire ce qui nous est aujourd’hui imposé par notre milieu. Seulement, essayons de changer en étant conscients que ces transitions sont non seulement nécessaires aujourd’hui, mais seront collectivement et individuellement bénéfiques demain :

“Profitons” donc de cette pandémie pour ré-apprendre à aimer la simplicité et à avoir peu de besoins non essentiels. Car finalement, à part nos proches, des pâtes et un peu de chaleur, de quoi avons nous réellement besoin ?

De « paix et de santé » peut-être comme certaines salutations le rappellent. Justement, il est plus facile d’assurer la paix et la santé de tous dans une société où les individus vivent sobrement que dans une société où on fait une crise de nerfs dès que sa batterie passe sous les 10 %.

Les mois à venir vont nous imposer un peu de sobriété, apprenons à l’aimer parce que les décennies à venir n’arrêteront pas de nous offrir des rappels.

“Pacé é Salute”,

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Sources / Liens / Pour aller plus loin de l’article :

[1] — Article wikipedia (lien externe) à propos de l’épidémie de grippe espagnole
[2] — Vidéo récente, très bien faite et très à propos sur le thème : “Exponential growth and epidemics (lien externe)