Et même si nous n’avons pas une image précise de ce que nous voulons, de tout ce qui “devrait être” (2) pour la société de demain, nous semblons quand même être d’accords sur quelques lignes cadres non négociables.
Dans l’ensemble, l’humanité semble avoir intégré que notre système actuel ne pourra pas encaisser les conséquences d’un changement climatique qu’on ne maintiendrait pas sous les 1,5/2°C et qui seront selon les scientifiques [9]: déstabilisation du climat mondial et donc de l’agriculture mondiale, famines, pandémies, centaines de millions de migrants climatiques …
Et quand on réalise le chaos géopolitique causé par la crise du Corona, on comprend que la crise climatique devrait plus nous évoquer la guerre nucléaire que la fin des sports d’hiver …
Et pour répondre à cet objectif des 2°C, la science a son mot à dire et ce qu’elle dit est simple : en l’état actuel de nos connaissances, pour rester sous cette barre des 2°C, nous devons limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES) dues à l’humanité. Autrement dit, nous devons réduire drastiquement les émissions GES dues à l’économie globalisée.
Pour réaliser cet exploit, la raison alliée à la science préconisent deux ingrédients simples si nous voulons maîtriser la recette :
Mais comme aucun de ces deux ingrédients n’est au goût de l’histoire autour de laquelle on collabore actuellement (c-à-d le capitalisme), nous les excluons de toutes nos recettes [9] alors que nous savons que nous avons au moins besoin de l’un des deux. De l’exacte même manière, le confinement était à priori exclu de notre recette anti-Corona avant d’y consentir lorsque nous avons ressenti la vague mortelle d’assez près.
Nous espérons que le problème climatique “disparaisse”, qu’il bute, tel un nuage radioactif ou une pandémie, sur nos frontières.