Post-vérité, croire en des “histoires”, ce n’est ni nouveau, ni inutile (2/5)

Pour ceux qui n’ont pas le temps de lire, vous pouvez regarder le pendantLaBiere #11 (lien externe) où j’explique en live cet article ou bien l’écouter (lien externe).

Dans le premier article de cette série, nous avons exploré les différents parfums de la post-vérité, si vous l’avez manqué et que vous voulez voir de quelle glace se chauffe la post-vérité en 2020, c’est par là :

Post-vérité, attachez-vous, elle décolle alors qu’on s’effondre ! (1/5)
Quels sont les différents “parfums” de cette post-vérité dont on parle tant ?apreslabiere.fr

Et sinon voici le résumé en une image :

Mais même si la violence du phénomène nous foudroie actuellement, nous devons réaliser que notre capacité à “croire” en des histoires, en des mythes et donc à des fake-news est loin d’être nouvelle. On pourrait même considérer que c’est elle qui fait de nous ce que nous sommes : des humains. Cette capacité est présente dans tous les individus de notre espèce : nous avons tous, dans un domaine ou un autre, des pensées “irrationnelles”.

Mais comme tout phénomène, en le comprenant mieux et en examinant ses racines, peut-être pourra t-on l’accepter pour ensuite l’orienter dans des directions qu’on pense être meilleures ?

Pourquoi cette tendance à “croire” en des récits “irrationnels” est aussi répandue dans l’espèce humaine ?

I. Croire en une histoire, ça nous permettrait de coopérer à grande échelle

Les religions sont une forme d’histoire dont l’humanité raffole. Comme le rappelait il y a près d’un siècle le sociologue Emile Durkheim, à chaque fois qu’il y a eu formation d’une communauté humaine, une religion a émergé et il précise que :

En comprenant cela, on peut se poser la question du sens de la causalité : est ce que ce sont les humains qui lorsqu’ils coopèrent en grand groupe finissent toujours par se réunir autour de mythes fondateurs ou bien est ce que pour pouvoir coopérer en grand nombre, il faut nécessairement une histoire fondatrice ?

Dans ce genre de questions, je pense que la complexité nous apprend à tout regarder avec les lunettes de la “poule et de l’œuf”, ce qui donne l’interprétation suivante :

“De génération en génération une boucle de rétroaction positive entre création d’histoires communes et capacité à coopérer en large groupe s’est probablement mise en place donnant lieu à des capacités à coopérer de plus en plus larges grâce à des récits de plus en plus complexes”

C’est comme ça que je comprends la thèse du professeur d’histoire médiévale Yuval Noah Harari lorsqu’il considère que le véritable avantage des humains sur les chimpanzés n’est pas l’intelligence mais la capacité de croire en des fictions ³. C’est cette capacité, plus que toute autre, qui lui permettrait de coopérer à une échelle qu’aucune autre espèce n’avait jusqu’ici atteinte.

Selon Harari, c’est la fiction (on pourrait dire “système de forces” si on reprenait les termes de Durkheim) à laquelle on croit qui donne la force à chacun des individus de surpasser ses intérêts individuels court-termiste au nom d’une histoire sacrée qui le dépasse :

Les religions qui ont perduré dans l’histoire sont celles qui ont causé chez les individus des actions qui ont augmenté les chances de survie et de prospérité de cette communauté. On peut supposer qu’une religion motivant les uns et les autres de ses membres à s’étriper à la moindre opportunité n’aurait pas fait long feu.

Comme le dit Tim Urban dans son excellent article “Une histoire d’histoires” :

Peu importe finalement la véracité d’un récit ou d’un mythe tant qu’il est efficace. C’est ce que le biologiste Bret Weinstein appelle la “vérité métaphorique” ⁶ : une vérité qui n’est pas forcément factuellement/scientifiquement vraie mais qui est majoritairement bénéfique pour une communauté qui y croit. En ce sens on peut dire que les religions ont été métaphoriquement vraies dans l’histoire des communautés humaines.

Quelle importance finalement si les humains au néolithique ont commencé à irriguer les champs car ils croyaient en une histoire littéralement fausse plutôt que pour les vraies raisons ? Est ce que leur irrigation était moins efficace car ils croyaient que le dieu de l’eau, amoureux de la déesse de la terre, aimait bien qu’on le répande sur les terres pour retrouver son amour d’antan ?

Qu’importe le récit tant qu’il mène aux actions efficaces et dans ce cas ci au surplus de rendement agricole !

Il ne sert donc à rien de blâmer le “faible” esprit humain qui se fait berner par la première fiction irrationnelle venue car c’est cette capacité qui nous a amené là où nous en sommes. Comme dirait les marketeurs de chez Apple :

Non seulement ces grands mythes nous ont permis de coopérer à grande échelle mais nous sommes tous devenus au cours de l’évolution de notre espèce des “fabriques à récit sur pattes” de plus en plus sophistiquées.

II. Chacun de nous est une fabrique à récit sur pattes

A un niveau individuel, on observe que contrairement à la conception la plus répandue, nous sommes une espèce plus rationalisante que rationnelle. Nous avons cette capacité à créer du sens à partir d’un réel qui n’en a pas autant que nous le souhaiterions.⁸

Comme on vient de le voir, nous sommes les descendants d’individus et de cultures qui ont su donner assez de sens au monde pour que la compréhension qui en découle génère des actions aboutissant à la perpétuation de la communauté.

Au cours de l’évolution s’est développé chez l’humain, une flopée de “raccourcis de la pensée” autrement appelés “biais cognitifs”. Ils nous permettent de traiter toute l’information qui nous entoure de la manière la plus “efficace” possible. On regroupe justement ceux de ces raccourcis qui sont la déclinaison individuelle de ce besoin de sens et de récit dans une catégorie spécifique (en bas à droite ;)) :

Nous devons être capables de créer une vision cohérente du monde à partir des quelques informations dont nous disposons si nous voulons augmenter nos chances de survie dans le monde. L’évolution n’a pas eu de pitié pour les espèces nihilistes …

L’expérience qui montre le mieux l’étendue des supercheries et des inventions que peut créer notre cerveau afin de rationaliser notre vécu est l’expérience connue sous le nom de “Left Brain interpreter” ¹⁰ ¹¹ ¹²

On montre deux photos à un patient atteint par le syndrome du “cerveau fendu”. Chez les gens qui ont ce syndrome, l’hémisphère droit ne communique pas avec l’hémisphère gauche. L’ œil droit étant principalement câblé avec l’hémisphère gauche, l’hémisphère droit ne sait donc “pas exactement” ce qui est vu par l’hémisphère gauche au travers de l’œil droit et inversement.

Je précise “pas exactement” car bien que les phénomènes de latéralisation et de spécialisation des zones du cerveau soient éprouvés par de nombreuses études, le cerveau n’est pas aussi absolument latéralisé que ce que certains disaient dans les années 1970. On sait par exemple aujourd’hui que l’histoire voulant que le cerveau droit soit rationnel tandis que le gauche serait créatif tient plus du mythe qu’autre chose. On sait désormais que le cerveau est plus complexe et plus plastique qu’on ne le pensait à l’époque. L’œil droit communique surtout avec l’hémisphère gauche et inversement mais ce n’est en aucun cas “absolu”.

Ceci étant dit, les spécialisations sont suffisantes pour que le phénomène décrit advienne :

On présente alors au sujet deux photos :

Ensuite on a demandé au patient de choisir une image parmi une série d’images placées face à lui et que les deux hémisphères de son cerveau pouvaient par conséquent voir :

Mais là où l’expérience devient fascinante c’est lorsque les expérimentateurs demandent au patient “pourquoi il avait choisi ces objets ?”. Le centre du discours étant situé dans l’hémisphère gauche, c’est l’hémisphère gauche qui répond à la question :

Pas de souci à expliquer facilement et rationnellement son choix, l’hémisphère gauche savait qu’il avait vu la patte de poulet et pouvait le dire grâce à son hémisphère gauche.

Par contre comment l’hémisphère gauche peut il expliquer que la main gauche pointe vers une pelle à déneiger alors que lui n’a jamais vu le paysage enneigé (le cerveau gauche et droit ne pouvant communiquer dans le cas du syndrome du cerveau fendu) ?

Pas de souci, le cerveau gauche va “broder” sur le vif une explication :

L’hémisphère gauche, observant la réponse de la main gauche sans pouvoir connaître l’origine de ce choix, a fabriqué de toute pièce une “histoire” cohérente qui le justifierait. Le patient a formulé une explication qui prenait en compte ce qu’il savait : Il avait vu une patte de poulet. Il ne savait rien de la scène enneigée, mais il devait expliquer la pelle à déneiger vers laquelle sa main gauche (qui elle savait car contrôlée par l’hémisphère droit) pointait :

C’est logique donc ça doit être ça.

Ce qui est très marquant, c’est que l’hémisphère gauche n’a pas dit “je ne sais pas”, ce qui aurait été la “bonne” réponse. Il a composé une réponse à posteriori correspondant à la situation. Il a répondu en piochant des indices dans ce qu’il savait et en les rassemblant dans une réponse qui avait du sens et qui était logique, l’hémisphère gauche a rationalisé.

C’est grâce à ce genre d’expériences qu’on a découvert que cette partie “rationalisante”, qui interprète toutes les informations reçues par le cerveau, est située dans l’hémisphère gauche. C’est elle qu’on nomme l’interpréteur du cerveau gauche. Son existence explique notre besoin “constant” d’interpréter et de comprendre le monde qui nous entoure.

Notre cerveau comble les trous. Il invente un fil, une ligne, une histoire qui connecte tous les minuscules “points d’information” qu’il observe et c’est comme ça qu’il croit “comprendre” :

Alors qu’une autre interprétation correspond tout aussi bien à l’information reçue :

Si un homo sapiens d’il y a 20 000 ans atterrissait dans une maison moderne, il remarquerait rapidement qu’à chaque fois qu’il touche un interrupteur, un objet inconnu commence aussitôt à diffuser de la lumière dans la pièce. Qu’importe la manière qu’il aurait de comprendre le phénomène, qu’il mette ça sur le dos d’un dieu ou d’un sortilège, il trouverait une explication causale, selon lui rationnelle, au phénomène. C’est cette explication quelle qu’elle soit qui lui permettrait de “comprendre” et d’ “agir” dans ce nouveau monde.

Nous sommes par conséquent tous des “machines” à créer des histoires, de tout temps et probablement pour toujours. Nous sommes ces êtres “rationalisants” dont l’auteur de “social animal” parlait il y a déjà 40 ans.¹³

Ce besoin instinctif de connecter les “points”, de trouver du sens n’est pas rationnel, il est instinctif, il est émotionnel et nous sommes déstabilisés lorsque nous n’y parvenons pas. La base de notre fonctionnement est émotionnel et la rationalisation est un moyen parmi tant d’autre de nous “rassurer”.

En prédisant le monde, nous nous sentons à l’abri de l’imprévu et du danger. Que se passe t-il si la raison n’est plus rassurante ? Que faire si elle prévoit un avenir est plein de dangers mais qu’elle n’y peut rien ? Comment réagir face aux mauvais présages d’un oracle impuissant ?

Que faire si ce n’est revenir au moteur premier, nos émotions ?

Un discours, aussi irraisonné soit-il, rencontrera alors un écho grandissant s’il rassure, s’il donne espoir et s’il nous aide à gérer les émotions complexes et négatives que le monde à venir risque de générer.

III. Ce besoin de récit, qu’il soit individuel ou collectif, nous a structuré

Ce besoin d’histoires, qu’il soit individuel ou collectif, est autant une conséquence qu’une origine. Tous nos traits, qu’ils soient “de caractère” ou bien “culturels”, “innés” ou bien “acquis”, nous définissent autant qu’ils nous structurent. De la même manière, “trouver du sens à toute chose” constitue l’origine de notre évolution autant qu’elle en constitue la direction :

Ce besoin de sens, nécessaire à l’action et à la diffusion de la vie, s’applique à toutes les situations que nous rencontrons. Nous avons développé ces raccourcis de la pensée qui nous poussent à vouloir inférer du sens à toutes les informations que nous percevons. C’est ce sens ressenti qui explique que nous puissions nous passionner à ce point sur un sujet afin de collecter plus d’informations pour finalement mieux agir sur ce thème là.

Nous sommes les descendants d’individus ayant trouvé suffisamment de sens à la vie pour parvenir à la perpétuer.

Nos ancêtres sont ceux qui sont le mieux parvenus à transformer ce besoin de sens en informations permettant à leur descendance de poindre le bout de leur ADN.

De manière parallèle les sociétés et les cultures — dont on pourrait dire qu’elles sont également en un sens les génitrices des individus — qui se sont maintenues sur terre sont celles qui ont apporté assez de sens aux individus qui la composent pour qu’ils la perpétuent.

Lorsque je parle ici de “besoin de comprendre”, il ne s’agit pas du “besoin d’accomplissement” ou d’auto-actualisation haut perché sur le pyramide de Maslow (dont la représentation sous forme de vagues est d’ailleurs plus pertinente).

Je parle ici du besoin qu’il y ait un sens, même inconscient, même infime à nous et à la prolongation de nos existences, sans quoi même le premier étage de la pyramide de Maslow s’écroulerait. Le besoin de sens est un présupposé à ce que la pyramide de Maslow existe.

Encore une fois, le nihilisme ne résiste pas à l’évolution. Si ma faim, ma soif et ma souffrance n’avaient aucun sens, alors je n’aurai même pas la motivation de me déplacer jusqu’au frigo et je mourrai, étalé tel un loukoum fondant au soleil #FlemmeAbsolue

Si nous n’avions pas ce besoin, non seulement l’espèce humaine se serait éteinte mais nous aurions probablement renoncé à comprendre le pourquoi du comment de phénomènes dont la complexité nous dépasse de 82 têtes, à tout hasard : l’apparition de la vie, le développement de la conscience humaine, l’origine de l’univers.

IV. Ce besoin de récit, qu’il soit individuel ou collectif, nous sauve également de nos peurs existentielles les plus profondes

Comment nos fabriques à récit, qu’il s’agisse de la fabrique individuelle (cerveau) ou bien des fabriques collectives (religions, cultures) pourraient rester inactive face à un univers qui n’aurait aucun sens ? Que faire face à une science qui tend à démystifier petit à petit notre présence dans l’univers : nous serions posés là par hasard dans une histoire qui n’a aucun sens ou du moins dans laquelle nous ne serions pas grand chose ?

Face à cette tendance, il n’est pas étonnant que nous cherchions désespérément à nous raccrocher aux branches d’autres récits, qu’importe leur rationalité finalement tant qu’ils nous apportent du sens.

Pour nous sauver de nos peurs existentielles, nous avons cruellement besoin de récits rassurants.

Notre espèce et nos cultures sont conçus pour trouver du sens. C’est ce qui explique le succès séculaire de certaines formes de mensonges et de propagandes. Lorsque pour des raisons qui peuvent être différentes en fonction des époques et des contextes, le besoin de sens des personnes écoutant un discours est tel qu’il dépasse leur “besoin” de rationalité, alors nous sommes dans des circonstances où la post-vérité peut se diffuser comme le covid dans une assemblée d’évangélistes.

Quand nous nous sentons en danger, quand nous voulons trouver du sens “quoiqu’il en coûte”, alors oui “les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique (en quête de sens) que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles”.

Comme le pensait il y a déjà 50 ans, Jacques Ellul dans “Propagandes”, il ne s’agit pas de quelques humains qui nous manipuleraient pour nous faire croire des histoires sans queue ni tête. C’est tout naturellement nous qui nous tournons en masse vers des récits, notamment médiatiques, qui contrebalancent les effets angoissants de notre société actuelle et puis plus profondément de l’existence. Nous souhaitons viscéralement être rassurés. Le monde est effrayant et l’un des grands rôles de nos histoires est de nous rassurer et de nous permettre ainsi de ne pas vivre dans une angoisse existentielle permanente.¹⁴

Conclusion

C’est pour toutes ces raisons qu’il est, je pense, vain de pester aujourd’hui contre cette satanée “crédulité” humaine. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre : c’est cette capacité de croire qui explique en partie notre “puissance” actuelle.

Mais on verra dans les prochains articles, qu’en 2020, être trop crédules et croire dans les mauvaises histoires risquent de constituer une faiblesse potentiellement fatale, individuellement et collectivement.

Une des raisons pour laquelle nous replongeons dans les méandres de notre propre crédulité, c’est parce que la science, “notre arme anti-crédulité” semble s’être enrayée ces dernières années …

Post-vérité, la science est-elle encore dans le “vrai” ? (3/5)
3 raisons qui expliquent pourquoi le discours scientifique a de plus en plus de mal à se diffuser en 2020apreslabiere.fr

Paix et santé,

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SOURCES / LIENS / POUR ALLER PLUS LOIN :

¹ Pourquoi Adam et Eve ont été chassés du jardin d’Eden (lien externe)” par le National Geographic
²De la division du travail social (lien externe)” d’Emile Durkheim
³ TED de Yuval Noah Harari : “Comment expliquer l’ascension de l’homme ? (lien externe)
Chapitre 17 “Post-vérité” du livre “21 leçons pour le XXIè siècle (lien externe)
Article original du blog Waitbutwhy : “A story of stories (lien externe)” / traduction en français sur le site attendsmaispourquoi.fr : “Une histoire d’histoires (lien externe)
Bret Weinstein explique le concept : “Why religion is literally false and metaphorically true (lien externe)
Blague faite à l’entrée “feature” p:191 du manuel de l’Apple II (lien externe) en 1979
Porte d’entrée Wikipedia : l’article sur la “rationalisation (lien externe)
Article medium original : “Cognitive bias cheat sheet (lien externe)”, image traduite dans l’article wikipedia consacré aux biais cognitifs (lien externe)
¹⁰ Article Wikipedia consacré au “Left Brain interpreter (lien externe)
¹¹ L’article d’où est tiré/traduit/adapté mon explication : “Who’s in Charge of Our Minds? The Interpreter (lien externe)
¹² Un papier du professeur Gazzaniga lui-même sur le sujet : “The split brain revisited (lien externe)
¹³ Un résumé (lien externe) précis du livre “Social Animal (lien externe)” d’Arsonson
¹⁴ Passage largement inspiré de la partie “contexte historique (lien externe)” de l’article Wikipedia : “L’ère de la post-vérité (lien externe)