Les réflexions humaines prennent toute racine dans notre expérience physique du monde, dans ce que nous sommes, ce que nous cherchons à accomplir et dans la vision du monde qui en découle. Il ne peut par conséquent pas exister de pensée absolument libre de positionnement ou d’une idéologie. Nous pensons “comprendre” le monde alors que nous ne pouvons que l’appréhender. Cette appréhension, qui dépend de notre expérience sensorielle et de notre vécu, est le prisme par lequel nous analysons notre environnement, notamment les propos et les thèses des autres.
Il n’existe pas de pensée absolument libre de toute idéologie. Les réflexions humaines dépendent de notre expérience physique du monde, de ce que nous sommes, de ce que nous avons vécu, de ce que nous cherchons à accomplir et, plus globalement, de la vision du monde qui en découle.
Ainsi, notre condition de sapiens détermine nos sujets de préoccupation. La désertification ne semble pas aussi dramatique dès lors qu’on pose la question à des dromadaires. Il en va de même de notre condition sociale. La fin du monde n’est pas si urgente lorsque le compte est déjà en négatif le 15 et que la fin du mois semble aussi lointaine que le XXIIe siècle.
Les débats gagnent à aller au plus vite à la raison la plus profonde des désaccords. En tirant le fil, on finit souvent par constater un différend dans notre vision du monde. Pour rendre les discussions plus productives, il faut la définir le plus précisément et honnêtement possible.
Ainsi on évitera de débattre des heures sur la responsabilité du Lichtenstein dans la chute de la biodiversité avec un interlocuteur qui fondamentalement ne verrait pas le problème si la Terre était transformée en parking Vinci de 148 millions de km2.
Ce document est une tentative conjointe avec Rodolphe de la chaîne Le Réveilleur (lien externe) de partager notre vision du monde pour clarifier notre approche et notre positionnement sur un certain nombre de sujets. C’est un document de travail qui continuera probablement d’évoluer. N’hésitez pas à nous faire des retours et des suggestions d’amélioration sur le Github (lien externe) créé à l’occasion. Et si vous voulez “forker”, c’est notre tournée !
Nous prenons cette initiative parce qu’il semble que nous ayons de plus en plus souvent des désaccords avec des personnes portant un discours anti-transition sur des bases idéologiques et logiques nous semblant à la fois floues et fragiles. Elles peuvent pourtant revendiquer de lutter contre les mêmes problèmes environnementaux que nous et nous partageons même certaines de leurs propositions.
Comment arbitrer si nos décisions vont dans la direction de nos principes moraux ?