TikTok n’est pas Matlab Le profilage algorithmique n’est ni de l’éducation, ni de l’émancipation

Depuis quelques semaines, un pays revient systématiquement dans les discussions sur les réseaux sociaux, l’enfance et la régulation : l’Australie. On dit partout¹ qu’elle aurait « interdit l’accès aux réseaux sociaux comme Youtube » et c’est un semi-mensonge. Cette approximation n’est pas anodine : elle permet de transformer un débat précis sur le profilage algorithmique en une caricature liberticide.

La fameuse liberté fondamentale de se faire laver le cerveau quotidiennement par les plateformes du numérique venant de pays nous voulant massivement du bien : les USA et la Chine.

Ce que l’Australie a fait est plus ciblé (bien qu’imparfait) et beaucoup plus intelligent — et donc beaucoup plus dérangeant pour les plateformes : interdire aux mineurs d’avoir un compte, et donc empêcher leur profilage algorithmique. Le tout sans empêcher l’accès aux contenus publics comme les vidéos sur la fusion nucléaire et la géopolitique qu’ils s’arrachent massivement et qui constituent le gros de leur consommation, c’est bien connu.

Autrement dit : on ne supprime pas la liberté des mineurs d’aller sur Youtube, on supprime la capacité de YouTube de les connaître intimement à 13 ans.

Et c’est pour ça que cette levée de bouclier si violente peut sembler étonnante : éviter le profilage psychologique tout en laissant accès à certains contenus, c’est plutôt une bonne idée non ?

Et bien penser qu’une bonne idée suffit à emporter le consensus dans un tel débat, c’est ne pas comprendre à quel point les narratifs anti-régulation poussés par les big tech se sont diffusés dans toutes les strates de la société. Dès qu’on parle de régulation des plateformes pour les plus jeunes, une série d’arguments surgit, presque mécaniquement. Des arguments présentés comme rationnels, pragmatiques, parfois même progressistes. Des arguments qu’on entend dans les médias, chez certains chercheurs, chez des responsables politiques, et souvent chez des gens sincèrement préoccupés par l’éducation.

Je les ai tous entendus et j’avoue qu’après examen, je suis d’autant plus convaincu qu’une régulation spécifique aux jeunes est pertinente…

1. « Ça ne sert à rien, les adolescents adorent contourner »

C’est l’argument d’ouverture quasi systématique. Il a l’avantage d’être simple, intuitif… et intellectuellement aussi solide que la diction de Joe Biden.

Alors oui, les adolescents contournent.
Oui, ils trouveront des astuces.
Oui, certains arriveront à outrepasser les limitations en s’épaississant les sourcils ou en se laissant pousser la moustache pour paraître plus vieux lors de la vérification comme en Australie en ce moment².

Mais depuis quand le fait qu’une loi sur ne soit pas parfaitement appliquée est-il un argument pour la décrédibiliser ? Avec ce raisonnement, on peut directement abroger toutes les lois et abandonner toute velléité de régulation.

Autant arrêter la politique, ça ira plus vite !

J’ai eu la chance de vivre cinq ans en Suède (jag älskar Sverige ! 🇸🇪) et en matière de régulation de l’alcool c’est toute une histoire. L’accès à la substance y est (extrêmement) restreint, aucune chance de pouvoir en acheter sans montrer une “legitimation” à moins que vous ayez des allures de père Fourras.

Les prix sont élevés et la distribution est contrôlée par l’État dans des magasin « systemblolaget » (450 en tout et pour tout en Suède) dont les plus grands ferment à 15h le samedi et qui sont (évidemment) tous fermés le dimanche.

Résultat ?

Mais qu’est-il arrivé au Danemark qui partage pourtant la culture scandinave et qui lui affole les compteurs ? Surprise surprise, il a une régulation plus permissive…

La régulation ne vise jamais l’éradication totale et parfaite. Elle vise la réduction des dommages et la transformation des normes collectives comme le rappelle d’ailleurs Mme Grant, eSafety Commissioner australienne :

Et puis, dans le monde numérique, l’argument du « c’est impossible à réguler » devient franchement étrange quand on voit à quel point certaines régulations techniques fonctionnent très (trop) bien. La censure de l’internet chinois n’est peut-être pas parfaite, mais elle est largement efficace. Ce n’est pas parce que les « VPN » existent qu’on parle pour la Chine ou l’Iran d’ « Internet libre ».

Une régulation n’a pas à être un mur infranchissable mais simplement une friction supplémentaire entre le citoyen (jeune ou moins jeune) et le comportement qu’on estime individuellement et/ou collectivement néfaste.

2. « Il faut tout réguler, sinon rien »

Celui-là est plus subtil⁴ et c’est celui dont je me sens le plus proche. L’argument, ce serait en gros de dire :

C’est vrai.
Mais cet argument est aussi une impasse politique totale autrement appelé « sophisme de la solution parfaite ». Réguler les plateformes pour les mineurs, ce n’est pas prétendre avoir réglé le problème.
C’est ouvrir une brèche et mettre le pied dans la porte de la régulation.

Refuser cette étape sous prétexte qu’elle n’est pas suffisante, c’est exactement ce que veulent les plateformes : que rien ne commence tant que tout n’est pas prêt car elles savent très bien que tout ne sera jamais prêt (et elles font tout pour).

Historiquement, toutes les grandes batailles de santé publique et de régulation ont commencé par des régulations à visée plus restreinte — que ce soit en termes de population concernée ou de rayon d’application. Pour le tabac et l’alcool, on a commencé par les plus jeunes⁵; pour les ceintures de sécurité par les routes hors agglomérations et uniquement pour les sièges avant⁶.

On commence toujours là où le consensus social apparaît en premier et justement pour la question qui nous intéresse ici, il est là ! 👇

3. « Il va y avoir une levée de boucliers, c’est impossible politiquement »

C’est faux, et les chiffres sont très clairs.

Les enquêtes d’opinion montrent une adhésion massive à l’idée de limiter l’accès des plus jeunes aux plateformes, de restreindre l’ouverture de comptes, ou même de retarder l’accès aux smartphones.

Ce sujet fait partie de ceux où il y a le moins de clivages politiques. Les parents, toutes catégories confondues, sont inquiets… à juste titre. Le consensus social est apparu là, profitons en pour mettre le pied dans la porte (cf point 2).

La fameuse « levée de boucliers » existe surtout dans certains cercles médiatiques et technophiles⁷, parfois liés par des conflits d’intérêt avec le monde de l’ed-tech⁸, pas dans la population générale.

Même les jeunes sont d’accord puisque selon , ils seraient prêt à payer pour que Tiktok et Instagram soit supprimé pour eux et tout leur congénère⁹.

4. « Les Big Tech seront bien contentes qu’on ne régule QUE les jeunes »

Regardez simplement comment les Big Tech réagissent quand on régule uniquement les jeunes… De l’Australie aux USA, elles font TOUT ce qui est en leur pouvoir pour faire sauter ces régulations¹⁰.

Pour les plateformes, les jeunes ne sont pas un marché secondaire. Non seulement c’est la population la plus présente sur les réseaux sociaux¹¹

mais c’est également le futur de leur rente.

De la même manière qu’un jeune fumeur est un fumeur à vie (certes plus courte), un utilisateur dont tous les liens sociaux sont sur les plateformes est un utilisateur qui y passera sa vie.

Un utilisateur fidélisé très jeune, c’est :

Et ici, on ne parle pas seulement d’habitude et d’usage, mais de construction cognitive et attentionnelle, d’une éducation digitale à des manières de penser qui avantageront les plateformes toute une vie de consommateur durant.

Imaginer que les plateformes se réjouiraient d’une régulation qui les empêche d’exploiter pleinement l’attention des mineurs, c’est ne pas comprendre ce qui fait leur richesse. C’est être aveugle au fait que dès qu’une législation qui va dans ce sens est osée par un pays ayant encore un peu de courage politique, elles s’insurgent¹².

5. « Liberté des enfants » et « dérive sécuritaire »

C’est souvent formulé avec des slogans très efficaces :

Personne ne dit que l’éducation se réduit à l’interdiction. Mais prétendre qu’il n’y aurait aucune interdiction dans l’éducation, c’est … périlleux…

Éduquer, c’est évidemment poser des cadres, des limites, des interdits partiels et temporaires. Toujours.

Et ici, on ne parle pas de la liberté des enfants d’aller à la rivière faire des moulins en bois

mais de la liberté laisser aux plateformes d’exploiter :

Parler de « liberté » dans ce contexte sans parler de l’asymétrie de pouvoir entre l’utilisateur (jeune ou moins jeune) et la plateforme, c’est un détournement de vocabulaire dont seuls les ultra-libéraux ont le secret.

6. « On pénalise tous les enfants pour une panique morale qui ne concerne qu’une minorité vulnérable »

C’est en substance la ligne adoptée par Grégoire Borst¹³. Mais de quelle minorité parle-t-on exactement ? Le cancer du poumon ne touche qu’une minorité de fumeurs, est-ce pour autant qu’on dit :

Le décor, c’est 85 % des adolescents équipés d’un smartphone dès 14 ans, qui y passent 6,6 heures par jour (hors école)¹⁴ et ils ont beau être vif, ils se font avoir comme tout le monde. J’expliquais à des élèves de 3ème comment les titres « putaclic » du genre « Les 8 ponts les plus longs du monde (le 5ème va vous étonner) » nous manipulent lorqu’un enfant (au demeurant très vif) m’a répondu :

La recherche ne parle pas d’addiction (pour éviter les débats sans fin) mais de PIU (Problematic Internet Usage). Les chiffres sont là : selon une étude la fourchette haute, ce serait environ 40 % des ados qui présenteraient des symptomes visibles de PIU et 5 % à des niveaux destructeurs¹⁵.

Alors certains diront que 5 % c’est peu et qu’une autre étude ailleurs parle de 1% mais il n’en reste pas moins que sur des centaines de millions d’adolescents, c’est dans tous les cas absolument massif et parler de « panique morale » face à cette réalité, c’est …¹⁶

C’est comme le Covid : un petit pourcentage sur un phénomène systémique, c’est une catastrophe. Si c’est la logique algorithmique qui déclenche ces comportements, on ne peut pas se contenter de protéger ceux qui « déclenchent le cancer »; il faut protéger toute la jeunesse (et toute la population).

7. « Ce qu’il faut, c’est davantage d’éducation »

C’est l’argument le plus rassurant et le plus pratique, il permet à tout le monde de continuer sans rien changer. C’est l’argument massue pour surtout ne rien changer.

À l’échelle mondiale, on parle aujourd’hui de près de 2 milliards d’heures visionnées chaque jour sur Youtube¹⁷. Sur cette masse de vie humaine, plus de 70% est choisie directement par l’IA de recommandation de Youtube qui aiguille par conséquent chaque jour plus d’1 milliard et demi d’heures. En termes plus palpables, cela représente l’équivalent de ce qu’enseigneraient 50 000 professeurs durant toute leur carrière — chaque jour.

Il ne s’agit donc pas seulement des usages problématiques individuels touchant une minorité vulnérable (de quelques dizaines de millions de jeunes quand même) mais également d’une reconfiguration massive de l’écosystème informationnel. On ne parle pas seulement de pathologies individuelles touchant une minorité, on parle d’un phénomène structurel qui affecte notre capacité à faire démocratie et à rester souverain.

Bien sûr qu’il faut de l’éducation. Bien sûr qu’il faut former à l’esprit critique, à la compréhension des médias et aux biais cognitifs (et pourquoi pas à la politique tiens). Mais croire que l’éducation seule peut compenser la puissance de plateformes qui mangent dans la main de l’autoritarisme le plus pur relève d’un optimisme presque naïf.

La métaphore est simple : nous vivons dans un lac d’information littéralement saturé de merde par ces plateformes et on dit aux individus — enfants compris — de développer des branchies pour trier ce qui est potable. Chacun avec sa petite gourde, à analyser l’eau pendant 45 minutes avant de boire.

À un moment, une société sérieuse devrait se poser une autre question :

Les ordres de grandeur sont parlants :

VS

Face à une telle asymétrie, faire reposer l’intégralité de la responsabilité sur l’individu, c’est ramer avec des nouilles dans du béton.

8. « Oui mais le numérique est utile pour l’éducation »

Certes.
Mais pardon, TikTok, c’est pas Matlab !

C’est important de le dire, parce que cet argument joue volontairement sur une confusion. Personne ne parle d’interdire le numérique éducatif. Personne ne propose de bannir l’informatique, les outils pédagogiques ou les vidéos éducatives.

Le débat porte sur TikTok, YouTube, Instagram, et leurs mécanismes les plus toxiques : autoplay, scroll infini, recommandations ultra-personnalisées, micro-ciblage comportemental.

Même les jeunes le savent comme leur montre leur réponse à une chercheuse les questionnant sur leur usage de Tiktok²⁰ :

dit l’un de mes participants.

un autre s’interrompt, cherchant le mot juste.

Opposer « le numérique éducatif » à la régulation de ces plateformes, c’est comme refuser la régulation de l’alcool au nom du fait qu’on se sert aussi d’alcool pour désinfecter des plaies. Ce sont deux sujets différents.

9. « On ne peut pas protéger les enfants du monde, il faut les entraîner au monde numérique »

C’est un argument qui sonne adulte, réaliste, presque courageux. Et pourtant, il cache une énorme contradiction.

Oui, on ne peut pas protéger les enfants de tout et il faut les entrainer à vivre dans le monde tel qu’il est.
Mais on n’entraîne pas quelqu’un en le jetant du haut d’une falaise pour voir s’il se met à planer.

L’entraînement suppose :

Aujourd’hui, on fait exactement l’inverse. On expose les enfants à des systèmes que même les adultes n’arrivent pas à vraiment maîtriser en prétendant que la bonne méthode pédagogique, c’est de les jeter en pâture aux algorithmes dès que possible armés de nos 2/3 conseils malhabiles.

Ce n’est pas de l’entraînement, c’est de l’abandon.

10. « Les moyens de limiter l’accès aux réseaux aux mineurs sont généralement extrêmement invasifs du point de vue de la vie privée. »

Pour moi, il s’agit davantage d’un argument contre les mises en œuvre actuelles que contre le principe même de réguler l’accès des jeunes ; pourtant, il revient souvent. Même si c’est un peu la dernière cartouche de la personne acculée, il souligne des craintes importantes et légitimes, notamment dans cette époque où l’autoritarisme semble vouloir sortir des livres d’histoire. Trois éléments de réponse à cette objection :

1️⃣ Notre capacité (de plus en plus justifiée) à être extrêmement vigilant vis à vis de l’état n’a d’égale que notre incapacité chronique à l’être vis-à-vis de la violation des données personnelles (des jeunes et des moins jeunes) par les plateformes. La vie privée n’existe déjà plus²¹, le concept même (particulièrement chez les jeunes pour qui ne pas partager sa localisation avec ses amis — et donc avec les plateformes - commence à être mal vu²²) n’a plus aucun sens. Cette disparition n’est pas le fait de l’état qui nous scrute mais avant tout le fait des plateformes pour qui la vie privée correspond à un arrêt de leur modèle économique. En effet, tant qu’il existera des moments que nous garderons privés et intimes, il existera des données qui échapperont à leurs modèles économiques voraces. C’est justement cela qu’on doit inverser. Si nous étions un dixième aussi méfiant envers les plateformes que nous le sommes vis-à-vis de l’état, peut-être ces problèmes n’existeraient pas ?

2️⃣ Les solutions techniques existent, il est techniquement possible de vérifier de manière robuste l’âge de quelqu’un sans que son identité ne soit révélée à quiconque (pas même à la plateforme chargée de la vérification). Ça s’appelle la « preuve à divulgation nulle de connaissance »²³ et ça doit devenir un standard.

3️⃣ En attendant, on peut commencer avec de la « device based verification » qui est effectivement loin d’être idéal mais dans la réalité que nous avons créé, l’idéal ne fait pas partie des options.

Conclusion : commencer par les jeunes, sans s’arrêter là

La régulation australienne ne dit pas que les réseaux sociaux sont intrinsèquement mauvais. Elle dit quelque chose de beaucoup plus précis :
 👉 le profilage algorithmique des mineurs est inacceptable.

Et cette question dépasse effectivement les enfants. Si certaines pratiques sont jugées trop toxiques pour eux, il faudra bien, à un moment, se demander pourquoi elles seraient acceptables pour les adultes.

Réguler pour les plus jeunes, c’est ouvrir une brèche politique. Mettre le pied dans la porte. Créer un précédent. Mais il ne faudra évidemment pas s’arrêter là.

En attendant que le politique ait le courage de bouger, il existe déjà une forme de résistance individuelle et collective : arrêter de croire ou de donner autant de pouvoir aux algorithmes.

Comprendre que s’abonner à quelqu’un sur les plateformes, c’est avant tout donner de l’information à un algorithme qui vous montrera (ou pas) les contenus de cette personne.

Il est donc de plus en plus nécessaire de :

Paix et santé,

Tant que vous êtes là ;), voici 5 manières de suivre et de soutenir le projet d’ApresLaBiere :

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SOURCES / LIENS / POUR ALLER PLUS LOIN :

¹ Australie : Les adolescents de moins de 16 ans sont officiellement interdits de réseaux sociaux (lien externe). (2025, décembre 10). Le Monde.

² L’angle choisi par la journaliste Constance Villanova est justement celui du contournement — Quel premier bilan peut-on tirer de l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs australiens ? (lien externe) (2025, décembre 18). Franceinfo.

³ Australie : Un mois après l’interdiction des réseaux sociaux (lien externe). (15:51:58 +01:00). euronews.

⁴ L’argument est bien développé par Jean Cattan —Cattan, J. (2023, avril 15). TikTok : « Comment révolutionner le modèle économique des réseaux sociaux pour les fonder sur une expérience de qualité et sur notre liberté de choix (lien externe) ». Le Monde.

Apollonio, D. E., & Glantz, S. A. (2016). Minimum Ages of Legal Access for Tobacco in the United States From 1863 to 2015. American Journal of Public Health, 106(7), 1200‑1207. https://doi.org/10.2105/AJPH.2016.303172 (lien externe)

Ceinture de sécurité (lien externe). (2026). In Wikipédia.

⁷ A l’image de Grégoire Borst sur france Culture : « TikTok : Comment protéger les jeunes ? (lien externe) » (2025, octobre 23). [Émission].

Grégoire Borst est par exemple cité dans « ENQUÊTE. Écrans et enfants : Quand la recherche publique flirte avec les intérêts privés. (lien externe) » (2025, juin 13). Franceinfo.

Bursztyn, L., Handel, B., Jiménez-Durán, R., & Roth, C. (2023). When Product Markets Become Collective Traps : The Case of Social Media (lien externe) (SSRN Scholarly Paper No. 4597079). Social Science Research Network.

¹⁰ Utah faces new lawsuit over social media restrictions for minors. Here’s why. (lien externe) The Salt Lake Tribune.

¹¹ Young people — Digital world. (lien externe) (s. d.). Eurostat

¹² Regardez comment Youtube a l’air ravi de la législation autralienne — What’s changing for under 16s and parents on YouTube in Australia. (lien externe) (2025, décembre 3). Google.

¹³ TikTok : Comment protéger les jeunes ? (lien externe) (2025, octobre 23). [Émission] et

¹⁴ Dadi, A. F., Dachew, B. A., & Tessema, G. A. (s. d.). Problematic internet use : A growing concern for adolescent health and well-being in a digital era (lien externe). Journal of Global Health, 14, 03034.

¹⁵ Tomczyk, Ł., Szyszka, M., Stošić, L., Tomczyk, Ł., Szyszka, M., & Stošić, L. (2020). Problematic Internet Use among Youths. (lien externe) Education Sciences, 10(6).

¹⁶ Sur la critique de l’utilisation du terme « panique morale », l’article de Louis Derrac est impeccable : Éduquer au numérique dans la ligne de crête entre « paniques morales » et technorassurisme (lien externe). (2024, septembre 8). Louis Derrac.

¹⁷ Which Devices Are Consumers Using To Watch YouTube Videos? (lien externe) (2025, juin 30). THE MEASURE. & Roth, E. (2025, février 11). YouTube is now even bigger on TVs than phones. (lien externe) The Verge.

¹⁸ Superviser les plateformes en ligne et les réseaux sociaux (lien externe) | Arcom. (s. d.).

¹⁹ Research & Development (R&D) Expense of Big Tech companies (lien externe). Trendline.

²⁰ Why teenagers are deliberately seeking brain rot on TikTok | Psyche Ideas (lien externe). (2024, octobre 8).

²¹ Zuboff, S. (2019). The age of surveillance capitalism : The fight for a human future at the new frontier of power (First edition). — chapitre 17 : le droit à un sanctuaire

²² Hughes, A. (2025, août 16). Location sharing is part of social life with Gen Z — but it can take a mental toll (lien externe). CBC News.

²³ Preuve à divulgation nulle de connaissance (lien externe). (2025). In Wikipédia.

  • Co-auteur "La dictature des Algorithmes" | Conférencier | Co-fondateur Lyfe Catalyst | Membre de l'association Tournesol | Fondateur de la chaîne ApresLaBiere | Numérique | Journaliste | Vulgarisateur